‹ De La Rectite DysentériqueChapitre 5 sur 17 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les lésions produites par la rectite dysentérique sont le plus souvent constatées au moyen du toucher rectal et par l’emploi du speculum ani. En efiet, cette maladie se termine prèsque toujours par la guérison, et l’on a rarement l’occasion de faire l’autopsie de gens qui en sont atteints.

Tout à fait au début de la maladie, on trouve simplement de lhy-

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perhémie de la muqueuse, qui est rouge, épaissie, friable, et présente par endroits de petites taches ecchymotiques et des arborisations capillaires. La rectite est dite alors érythémateuse ou catarrhale.

Bientôt la rectite passe à l’état chronique. Alors la couleur de la muqueuse devient plus foncée, et l’on voit apparaître des bourgeonnements et des ulcérations, tantôt superficielles et larges, tantôt plus profondes et comme taillées à l’emporte-pièce. Leurs dimensions peuvent être de 1 à 2 centimètres de diamètre. En général, elles succèdent à la chute d’eschares que l’on aperçoit quelquefois, tout à fait au début.

On peut encore trouver des altérations plus profondes, une infiltration et un épaississement du tissu cellulaire sous-muqueux et de la couche musculaire (rectite parenchymateuse). Enfin ces ulcérations peuvent s’étendre, gagner en profondeur, produire de la gangrène et déterminer ainsi des perforations s’accompagnant d’accidents que nous décrirons plus tard, en nous occupant des complications de la rectite.

Nous nous rappelons avoir vu, en pratiquant l’autopsie d’un individu mort de dysenterie, le rectum présenter par endroits des fongosités grisâtres, couleur lie de vin, entre lesquelles la muqueuse apparaissait tantôt rouge et tantôt blanchâtre. Le reste de la muqueuse rectale offrait l’aspect d’une vaste eschare d’un gris verdâtre.

SYMPTOMATOLOGIE

Nous passons maintenant à l'étude des symptômes de la rectite dysentérique. Ces symplômes variant, suivant que l’on considère la

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