‹ De La Réduction Du Pédicule Dans L'OvariotomieChapitre 11 sur 17 · ET PERS · texte numérisé non relu

ET PERS

pas eu d'autre cause chez une malade prise de bronchite pendant les suites opératoires ; on comprend facilement la possibilité de cet accident quand on songe que certaines opérées sont forcées de tenir pendant quinze à vingt jours la position demi-assise, sous peine d’éprouver des douleurs violentes vers les aines ou vers les reins ; le pédicule fixé à la paroi peut même exercer une traction si énergique que la malade soit forcée de marcher constamment courbée, comme l'a vu l’éminent chirurgien de Saint- Louis, plusieurs mois après la cicatrisation.

On a accusé les pédicules adhérents à la paroï, d'exercer sur le fond de l'utérus une traction fâcheuse au point de vue des fonctions de cet organe ; la gestation ne peut être, chez certaines femmes, menée à bonne fin, et l'avortement se produit à une période variable de la grossesse. On trouve dans le livre de Spencer Wells, un grand nombre d'exemples de femmes qui ont très heureusement accouché après une ovariotomie, bien que le pédicule ait été traité par la méthode extra-péritonéale ; malheureusement, il n’a pas été tenu note, dans cette longue et intéressante statistique, de la longueur du pédicule. Deux femmes, ovariotomisées par mon père et traitées par le clamp, sont devenues mères, sans que la grossesse ait été en rien entravée ; chez toutes deux, les pédicules kystiques étaient d’une longueur et d'une gracilité extrême.

30 La méthode extra-péritonéale expose, dit-on, les malades au tétanos. Nous ne trouvons guère à l'appui de cette accusation

que les recherches de Reverdin ; mais elles nous paraissent assez

Page 1