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morts. Converti à la nouvelle méthode par les succès éclatants
qu'elle donnait dans la plupart des grandes opérations, il la
défendit chaleureusement, en 1880, dans une discussion mémora-
ble à la Société médico-chirurgicale de Londres : < Avant d’adop-
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ter les antiseptiques, j'ai eu une fois 27 cas, et deux fois 21 cas sans décès ; ce fut pourquoi j’hésitais, craignant mal faire en changeant ; mais, lorsque je compare les résultats de la méthode antiseptique avec ceux que donnent les autres, je trouvai que la comparaison est plus favorable aux antiseptiques : les résultats statistiques montrent que, sur 84 cas d’ovariotomie opérés dans la pratique privée avec l'emploi de l’acide phénique et du spray, il n’y eut que 6 morts et 78 guérisons, tandis que, dans les 84 autres cas opérés en dehors de la méthode listérienne, il y eut 21 morts laissant seulement 63 guérisons. À mesure que je continuais, je devins de plus en plus habitué à la méthode et au traitement antiseptique ; j'évitais les erreurs, jJ'obtins alors un cours de 36 cas sans aucune mort, en ajoutant cinq autres opérations importantes de l'abdomen. Je puis mentionner le résultat de 43 cas sans mort, et ces faits témoignent avec plus d’évidence en faveur du système du professeur Lister que des volumes entiers sur la matière théorique. » (Manuel de Mac-Cormac, p. 286.)
Granville Bantock, successeur de Spencer Wells à l'hôpital de
la Samaritaine, compte, sur 100 cas, 82 guérisons : encore n’a-t-
eu que 2 morts dans ses 25 dernières opérations depuis qu'il
rentre le pédicule.
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M. Knowsley Thornton écrivait, à la date du 28 octobre 1839, à M. Mac-Cormac que cette pratique avait exactement réduit de moitié sa moyenne d’insuccès dans l’ovariotomie. |
Olshausen, dans un rapport publié dans la Vo/kmann's Klinische Vortrage, mentionne des résultats encore plus probants ; il avait perdu 19 malades sur 40, par les anciennes méthodes ; depuis qu’il a recours à la nouvelle, il n’a perdu que 1 malade Sur:
Nusbaum, à Munich, a, lui aussi, transformé sa pratique, et, depuis qu’elle est devenue listérienne, ce qui lui à permis de réduire le pédicule, il à vu s’abaisser de moitié le chiffre de ses décès.
La mortalité, qui était, en somme, de 43 0/0 en Allemagne, est tombée à 10 0/0 et tend encore à diminuer sous l'influence des précautions les plus minutieuses. Nos voisins sont trop méthodiques pour en négliger une seule et on peut presque dire de tous ce qu’on a dit de Spiegelberg : ils sont plus listériens que Lister lui-même. Bruns et Billroth sont seuls demeurés réfractaires à la réduction.
En Italie, on à abandonné peu à peu l'usage du clamp et les résultats de l’ovariotomie deviennent de plus en plus favorables ; mais nulle part peut-être cette heureuse transformation n’a été mieux accusée qu’en Suisse : à Berne, Kocher obtient 22 succès sur 25 cas ; Ask, en 1880, a eu, dans un hôpital, 14 succès sur 14 opérations.
En Belgique, M. Thiriar a réuni dans une thèse d'agrégation
fort remarquable treize observations dont sept personnelles ; les six autres sont empruntées à la pratique de MM. Deroubaix, Sacré et Van Volxem : jamais on n’a usé du clamp dans €es opérations.
La réduction du pédicule est, toutefois, en Belgique comme en France, de date assez récente et elle n’a véritablement pris chez nous une existence officielle qu'en 1879, dans la séance de la Société de chirurgie, du 8 octobre. M. Tillaux y vint, à propos d'une opération dans laquelle il avait suivi cette méthode, demander à la Société si on devait dans tous les cas rentrer le pédicule dans le ventre et s’il ne fallait pas poser à cet égafd quelques indications spéciales ; MM. L. Labbé, Terrier, Nicaise, Polaillon, Lucas Championnière s’en firent les défenseurs, et, dans un travail récent, M. Terrillon ne songe même plus à mettre en doute la supériorité de la réduction du pédicule. « Actuellement, dit-il.. « tous les ovariotomistes sont d'accord pour rentrer le pédicule « dans l'abdomen en le laissant flotter librement après avoir « assuré l’hémostase d’une manière absolue. >» Sur 22 ovariotomies, dont 19 pour des kystes uniloculaires existant sur les deux ovaires dans cinq cas, M. Terrier n’a eu que 2 morts, soit 8 0/0. C’est donc le plus beau succès obtenu jusqu'ici en France ; ce que l’auteur attribue au pansement de Lester et à la réduction du pédicule. Nous trouvons encore sur ce point quelques réserves établies par M. S. Duplay, dans sa préface de l'édition française du livre de Spencer Wells : « Il serait, dit-il, peut-être impru-
x PER , « dent de proscrire le traitement itrapéritonéal. »