EN NES
pression, par suite du défaut de nutrition des tissus, occasionne la nécrose du boudin, dont l'élimination ultérieure peut donner une guérison, qui est malheureusement loin d’être parfaite.
Au contraire de la forme chronique permanente, la forme récidivante est bien plus fréquente chez le nourrisson; de plus, elle est susceptible de réduction spontanée. La désinvagination spontanée est, en effet, nécessaire pour admettre les rechutes, car, contrairement à la forme paroxystique, les crises sont ici séparées par des intervalles de santé parfaite. À ce sujet, les opinions sont très controversées et la réduction spontanée est même niée. Plusieurs chirurgiens cependant ont relevé à l’opération des traces de désinvagination lors d’une crise antérieure. QUENU constata ainsi une zone cicatricielle au niveau du mésentère, témoignage de précédentes invaginations, qui avaient guéri sans intervention. Par ses caractères, l’invagination récidivante est assimilable à l’invagination aiguë. D’aucuns la considèrent comme une invagination aiguë à rechutes, invagination qui n’a de chronique que la répétition. L’invagination chez le nourrisson est donc pour ainsi dire uniquement aiguë.
A l'instar de la forme chronique, la HE aiguë peut présenter les mêmes obstacles à la désinvagination, c’està-dire adhérences et modifications de la portion intestinale invaginée; les adhérences sont neanmoins plus rares. Ces obstacles n’apparaissent pas dans la première période de l’invagination (période réductible), mais au bout d’un laps de temps plus ou moins long.
Sa réductibilité varie suivant la variété anatomique d’invagination. On en considère ordinairement quatre.