‹ De la réduction spontanée de l'invagination intestinale chez le nourrissonChapitre 9 sur 36 · I. - Anatomie pathologique · texte numérisé non relu

I. - Anatomie pathologique

Se basant sur son étiologie, on peut concevoir deux groupes d’invagination intestinale : le premier constitué par les invaginations se produisant sans cause apparente (invaginations primitives), et le second, où rentrent les invaginations dues soit à la présence anormale dans l'intestin de corps étrangers ou d’une tumeur (polype chez le nourrisson), soit à la persistance du diverticule de Meckel (invaginations secondaires). De ces deux groupes, le dernier présente un caractère d’irréductibilité facile à se représenter. La masse anormale, mobile de l'invagination, plongeant plus ou moins dans la lumière de l'intestin, maintient et peut même faire progresser l'invagination sous l'influence des contractions intestinales. Au cas bien improbable d’ailleurs où viendrait à se produire une désinvagination spontanée, l'existence de cette masse favoriserait une nouvelle intussusception, qui ne tarderait pas à se produire. Cette catégorie d’invagination est donc à retirer du champ de nos investi-

gations.

L’invagination primitive, par contre, nous retiendra

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quelque peu. D’après ses caractères cliniques, leSRaus teurs ont distingué en elle deux modalités bien différen-

tes

1° Invagination chronique; 2° Invagination aiguë.

L'invagination chronique est de beaucoup la plus rare, surtout cliez le nourrisson. Pour certains, l’invagination intestinale chronique signifie invagination irréductible et permanente: DELANNOY (1) s'élève contre cette conception qu’il juge erronée. D’après lui, l’invagination chronique a la classification suivante Forme chronique permanente. \ UE CONS

Invagination chronique. { Forme paroxystique.

Forme récidivante.

La forme chronique permanente, qu’elle soit continue ou paroxystique, est excepticnnelle chez le nourrisson (2 %). Elle présente de nombreuses entraves à la réduction spontanée : présence d’adhérences se développant entre les surfaces séreuses des cylindres moyen et interne; troubles circulatoires, au niveau des mêmes cylindres, dus à la compression qu’exerce sur eux le cylindre externe ogi gaine, et par suite au coïcement du mésentère de la portion invaginée,/notamment dans la région du collet. L’intensité de ces troubles circulatoires varie avec la force et la durée de la compression. C’est d’abord un œdème de la paroi intestinale, principalement localisé à l’exirémité distale du boudin. La paroi augmente alors de volume, durcit et, si l’œdème est très développé, la portion invaginée ne peut plus même, par taxis, franchir le collet au retour. A un degré plus grand, la com-

(1) Archives des maladies du tube digestif, 1923,

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