OBSERVATION XV
NASH. —— Lancet, London, 1902.
Le 4 juin, un garçon âgé de 11 mois fut pris entre midi st une heure de douleurs abdominales qui occasionnèrent des cris et un grand affaiblissement. Il se mit à vomir et on m’envoya chercher. Je vis rapidement l’enfaht à 3 heures. Je le trouvai d’une pâleur mortelle et très affaibli. En examinant le ventre, je pus voir un renflement passant obliquement de la région du cœcum à lépigastre. A la palpation, je sentis une tumeur de consistance ferme, en forme de boudin, de 8 cm. de longueur. J’en conclus que j'étais en présence d’une invagination et je fis les préparatifs en vue d’une intervention immédiate. On mit des bouillottes le long des jambes de l’enfant et on lui couvrit le ventre de flanelles. Je revis l’enfant à 4 heures avec mon assistant le docteur Savoy et fe le trouvai mieux. Il s’était entre temps assoupi, la tumeur pouvait encore être vue et perceptible, mais elle était évidemment diminuée de volume et en la palpant, elle disparut soudainement. La veille l’enfant avait eu de la diarrhée.
Ceci m’apparaît à n’en pas douter, comme un cas de réduction spontanée d’une invagination intestinale. Je suis parfaitement sûr de l’existence d’une invagination. Les symp-
tômes révélaient un shock sévère et la présence d’une tumeur allongée et distincte, était facile à prouver aux parents. Nul doute que la diarrhée de la nuit précédente relevait de cet état. :
Les raisons de la réduction m’apparaissent être au nombre de trois : ‘
1° L'action de la palpation, en vue de faire le diagnostic, sur une invagination très récente;
29 L’occurrence de faiblesse et de vomissements amenant le relâchement du spasme;
3° L'action similaire de la chaleur sur l’abdomen.