‹ De la Réforme parlementaire et de la réforme électoraleChapitre 128 sur 139 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

che aînée à la branche cadette, la forme monarchique à la forme républicaine. Pourquoi le demanderait-on à ceux qui combattent aujourd'hui pour la liberté contre l'oppression , pour la moralité publique contre la corruption , pour la dignité nationale contre l’abaissement systématique? La cause de l’ordre est sans doute une grande et noble cause; celle de la dignité nationale, de la moralité publique, de la liberté n’est pas moins belle et ne mérite pas de moindres sacrifices.

Dans celle Angleterre, que l'on admirait tant, il y a peu de mois, et où l’on était tant admiré, ce sont là des vérités élémentaires. Allez reprocher aux whigs d’avoir les radicaux pour alliés, aux radicaux de voter avec les whigs, et personne ne vous comprendra. Entre les vrais whigs et les vrais radicaux la distance est pourtant fort grande, puisqu’il ne s’agit de rien moins que de maintenir ou de détruire la vieille constitution du pays. Ici d’ailleurs le présent s’appuie et s’autorise de l’exemple du passé : Pulteney, pour combattre Walpole, s'entendait cordialement avec Wyndham, avec Bolingbroke; et Shippen lui-méme, Shippen , le chef reconnu du parti jacobite , était admis sans difficulté aux conseils de l’opposition.

Tout cela , il faut quf’on le sache , est une pure comédie, une comédie dont ceux-là mêmes qui la jouent sont les premiers à se moquer, une fois rentrés dans la coulisse. Le parti conservateur semble d’ailleurs beaucoup moins rigoriste, beaucoup moins exclusif

CONCLUSION

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