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dans sa conduite que dans son langage; et l'appui des opiuions extrêmes, quand il peut l'obtenir, ne lui paraît nullement à dédaigner. Ne lui a-t-on pas prouvé par des listes authentiques, par des calculs incontestables, qu'il se compose, au moins pour moitié, d’hommes dont la fierté nationale se révoltait quand la France prenait Ancône, dont l'amour de l'ordre sommeillait quand on se battait dans les rues, dont la passion pour la liberté débordait quand la liberté était armée et menaçante, mais dont la fierté nationale s’est calmée, dont l'amour de l'ordre s’est réveillé, dont la passion pour la liberté est rentrée dans son lit, depuis qu’Ancône est rendue, que les rues sont paisibles, que la liberté est vaincue? Ne lui a-t-on pas démontré qu’il y a dans ses rangs, aujourd’hui encore, des hommes qui sont, comme ils le disent eux-mémes, pour le ministère et contre la dynastie; des hommes qui servent volontiers le gouvernement actuel , mais qui en serviraient un autre avec beaucoup plus de plaisir? Ce sont là des conversions, des transactions très-opportunes sans doute, et dont l’opposition est loin de se plaindre. Tout ce que l’opposition demande, c’est, chez ceux qui s’en honorent, chez ceux qui en profitent, un peu plus de modestie et d’indulgence.
Au surplus, à la peine qu’on prend pour empêcher entre elles tout bon accord, les diverses fractions de l'opposition doivent comprendre combien cet accord est nécessaire; si elles ne le comprennent