CHAPITRE II
Louis XVIII , adressa à celui-ci, enaoi'it 1815, peu de jours après la seconde Restauration , on lit enfin les paroles suivantes:
tu II y a deux régimes constitutionnels, bien diflfé- » rents l’un de l’autre. Dans l’un, le roi accorde le » moins qu’il peut. Alors tout devient obstacle, parce » que tout devient de part et d’autre un sujet de
» dispute Dans le second état du régime consli-
» tutionnel, il y a un ministère homogène et respon- » sable. Le monarque, qui est dépositaire de toute » la puissance et de toute la majesté nationale, est » comme placé, au moyen du ministère, dans une » enceinte impénétrable, à l’abri de toutes les agita- » lions politiques. »
Pour que, dans les conseils du roi comme dans ceux de l’empereur, les principes du gouvernement représentatif fussent aussi sainement établis, il fallait certes qu’ils eussent fait depuis une année de grands progrès dans le pays.
Cependant, au milieu delà réaction violente qui suivit les Cent-Jours, il est difficile de savoir ce qu’ils fussent devenus si, par une anomalie heureuse, cette réaction mémo n’eût pas dû leur demander force et s’en faire un appui. Les élections de 181 5 avaient donné au parti de l’ancien régime une majorité incontestable, et ce parti , maître de la Chambre élective, n'y rencontrait plus aucun obstacle à ses desseins. Le roi, la Chambre des pairs, les ministres inclinaient, au contraire, vers le parti constitutionnel,