‹ De la Réforme parlementaire et de la réforme électoraleChapitre 15 sur 139 · L- »•«*! ' TV · texte numérisé non relu

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el voulaient arrêter la réaction. Il suivit de là ce qui s’est vu quelquefois en Angleterre : c’est que, dominés par les circonstances, le9 partis changèrent de rôle et de doctrine. Ainsi , pendant une longue session , ce fut le parti de l'ancien régime qui défendit avec ardeur, avec hardiesse, avec constance les vrais principes du gouvernement représentatif, et qui, par tous les moyens en son pouvoir, s’efforça d'agrandir la prérogative parlementaire. Ce fut le parti constitutionnel qui devint le champion dévoué de la prérogative royale, et qui fit aux vrais principes du gouvernement représentatif une guerre systématique et persévérante. Chaque jour le parti de l’ancien régime combattait, mutilait, rejetait les projets présentés au nom du roi, et, soit en vertu du droit d’initiative, soit au moyen du droit d’amendement, essayait de substituer à ces projets d’autres projets tout contraires. Chaque jour en outre, au nom de la Charte, il signifiait durement aux ministres qu’ils eussent à se retirer devant les chefs de la majorité. Pour résister à de si vives attaques, pour échapper à un si pressant danger, le parti constitutionnel au contraire se trouvait entraîné à se retrancher derrière la sagesse royale, à nier le droit d’initiative et d’amendement, à soutenir qu'en France il n'appartenait pas à la majorité de faire et défaire les ministères. Il faisait beau voir alors avec quelle fougueuse indignation les orateurs du côté droit, M. de La Bourdonnaie, M. de Castelbajac, M. Clausel de Coussergue flétrissaient

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