‹ De la Réforme parlementaire et de la réforme électoraleChapitre 61 sur 139 · DE 1. A RÉFORME PARLEMENTAIRE · texte numérisé non relu

DE 1. A RÉFORME PARLEMENTAIRE

des whigs dissidents, Pulteney, était chargé par le roi de former un cabinet. On sait par quelle faute étrange Pulteney refusa lui-même le pouvoir, et , dupe de Walpole et du roi, maintint aux affaires, à la giande colère de son parti, plusieurs des anciens ministres, entre autres le duc de Newcastle. Le cabinet nouveau avait néanmoins, pour chancelier de l’Échiquier, l'auteur persévérant du bill deâ pensions et du bill des places, Sandys, qui, peu de jours auparavant, venait de les faire passer tous les deux à la Chambre des communes ; et, pour secrétaire d’Élat, lord Carteret, qui les avait toujours défendus. 11 était difficile que ces deux ministres abandonnassent subitement leur œuvre, bien que leurs nouveaux alliés les gênassent et qu'ils eussent peu de scrupules. Mais il restait la Chambre des lords, qui les tira d’embarras pour le moment , en rejetant les deux bills. Ce fut alors que, par une transaction telle quelle, le ministère fit passer un bill beaucoup plus restreint, et qui se bornait à exclure nominativement certains petits fonctionnaires. Ce bill est encore celui qui régit la matière, avec les bills de 1694, 1700 et 1710.

Ceux qui ont étudié l’histoire d’Angleterre savent dans quelle confusion, dans quelle anarchie tombèrent les partis, depuis la chute de Walpole jusqu'au jour où un patriote éloquent, le premier Pitt, en réunit les éléments dispersés. Ils savent aussi qu’au moment même où ce grand ministre, maître d'une

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