‹ De la Réforme parlementaire et de la réforme électoraleChapitre 62 sur 139 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

majorité considérable dans le Parlement et dans le pays , venait d'accroître sur tous les points du globe la gloire et la puissance de rAng!e!erre, un roi qui voulait gouverner monta sur le trône, et que, livrée pendant vingt ans, presque sans interruption, aux courtisans et aux favoris , l’Angleterre perdit l’Amérique et vit décliner à la fois sa puissance et sa liberté. Pendant cette triste période , la corruption politique, un moment suspendue sous William Pitt, fit de tels progrès, que les anciens remèdes parurent trop faibles, et que l’idée d’une réforme complète s'empara des esprits les plus modérés. On vit alors (en 1 770) William Pitt, devenu lord Chatham, déclarer nettement « que la corruption était la grande cause du mécon- » tentement du peuple, des usurpations de la cou- » ronne, du dépérissement delà constitution, et que, » pour y porter remède, il était nécessaire d’augmen- » ter la représentation des grandes villes. » On vit, un an après(en 1771), le môme lord Chatham, après avoir accusé la couronne a d’exercer dans le Parlement une » influence corruptrice », et les membres des Communes « d'obéir, comme des esclaves, à l'homme qui » tient la clef d’or de la trésorerie », s'écrier que « la » constitution était perdue si on n’élevait pas un fort » boulevard pour la défendre , et qu’il se déclarait » converti aux Parlements triennaux. » C'est vers la môme époque (de 1777 à 1779) que Fox et Burke, dans la Chambre des communes , le marquis de Rockingham, lord Shelburne, le duc de (irafton, le due.

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