‹ De la Réforme parlementaire et de la réforme électoraleChapitre 85 sur 139 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

tionnaires au moment -de leur nomination, l’avancement hiérarchique n’a point été interdit.

Jesais que ce système soulève, à son tour, de graves objections et qu’on y voit, entre les députés fonctionnaires et les députés qui ne le sont pas, une inégalité tout à fait choquante. On peut réi>ondro à cela : d’une part, que les fonctions politiques resteront toujours ouvertes aux députés non fonctionnaires; de l’autre, que, si les fonctionnaires d’un rang peu élevé sont frappés d'inéligibilité , l'inégalité dont on parle sera plus nominale que réelle. Je reconnais pourtant la force de l'objection, et je désire que, par quelque combinaison habile , on puisse concilier les deux systèmes. Ce qui importe surtout, c’est que les difficultés secondaires ne fassent pas oublier le but vers lequel on doit tendre et dont on est si loin encore. Ce qui importe , c'est que la pureté de la Chambre soit mise à l'abri de toute atteinte, et que, cent ans après Walpole , les doctrines et le langage de YValpole ne revivent pas au sein d'un autre Parlement.

Il est curieux, d'ailleurs, qu’aujourd’hui comme alors on veuille défendre la corruption parlementaire par son étendue même et par la multitude de ses ressources. A quoi bon, dit-on, empêcher les députés de solliciter pour eux-mêmes, puisqu’on ne les empêchera pas de solliciter pour leurs parents, pour leurs amis , pour leurs électeurs? A quoi bon fermer une dos issues de la corruption , puisqu'on ne peut pas les fermer toutes? A ce compte, on devrait

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