ANALOGIE ENTRE LA RÉGÉNÉRATION TENDINEUSE ET OSSEUSE
cialeDientfornK^'e par des éléments médullaires, de vraies cellules de la moelle, servirait immédiatement h raccroissement de Tos en épaisseur (1). »
«Après avoir enlevé par le raclage la couche ostéogène, dit Ollier, nous l'avons introduite dons une loge préparée sous la peau de la cuisse; là nous avons, pour ainsi dire, semé celte raclure du périoste, ces éléments anatomiques de la couche périostique profonde : c*est à peifie si nous retirions par le raclage une goutte d'une matière blanchâtre, demi-liquide, triturée, désagrégée, dans tous les cas privée de ses vaisseaux, et sans organisation apparente; eh bien, dans ce cas-là encore, nous avons obtenu de Tos. »
« Au début de nos recherches (2), nous avions admis une opinion contraire à celle que nous adoptons aujourd'hui, sur la nature de la couche ostéogène, que nous avions appelée un blastème sous-périostal , nous étions sous l'influence de la doctrine histologiste dominante. Au point de vue de l'observation à Tœil nu et des conséquences chirurgicales de nos expériences, cette modification dans notre manière de voir n'a que peu d'importance, tous les faits expérimentaux que nous avons décrits étant compatibles avec l'une ou l'autre théorie histologiqne que suivent encore les micrographes ; mais nous avonsreconnu que cequenousavionspris pour un nouveau produit, un blastème exsudé, n'était autre que cette couche ostéogène normale, c'est-à-dire la couche la plus profonde du périoste dont les éléments plasmaliques primitivement existants s'étaient considérablement multipliés. L'épaisseur que prend cette couche ostéogène à peine visible a l'état normal, pourrait faire croire à un produit nouveau, mais en suivant son mode de formation on voit qu'elle tient toujours au périoste et à l'os, et qu'elle a môme une structure fondamentale, et qu'elle n'est amorphe à aucune période de sa formation. A l'appui de notre manière devoir, nous avons fait appel à l'expérimentation directe sur les animaux, à l'étude hislo-
(1) Ollier, Régénération des os, 1. 1, p. 92.
(2) Id., t&td.,p. 109.
logique du phénomène ; nous avons vu ainsi qu*il y avait analogie complèle entre la façon dont se comportent le périoste irrité et la gatne tendineuse. Les expériences de MM. Sédillot et Ollier nous ont montré que c'est de la surface interne du périoste que naissent les cellules plasmatiques qui finiront par former la moelle sous* périoslée de M. Ranvier, et définitivement Tos. EnTm nous avons trouvé dans l'étude du cal une régénération osseuse en tous points comparable à la reproduction du tissu tendineux.
Les quelques citations que nous venons de faire et les détails que nous avons donnés plus haut au sujet de la régénération osseuse (page 120 et suivantes), établissent donc ce fait admis aujourd'hui par tous les physiologistes : le périoste sert d'une façon très-active à la régénération. Nous ajouterons qu'il ressort clairement de nos expériences sur les tendons que la gaine tendineuse est fanalogue du périoste. Son rôle dans la régénération n'a pas une importance moindre que celle que possède le périoste dans la régénération de l'os. Nous aurons du reste à examiner plus loin si les tissus tendineux et osseux possèdent seuls ces particularités intéressantes.
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