‹ De La Regeneration Des Organes Et Des TissuesChapitre 44 sur 71 · PHÉNOMÈNES OBSERVÉS A LA SUITE DE LA SUTURE DES TENDONS · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES OBSERVÉS A LA SUITE DE LA SUTURE DES TENDONS

(endoDS. La rélraclion qu'il subit dans sa gatne quand il esl divisé, la vascularisation de celui-ci, tout vient en aide à l'élude du phénomène; il n'en est plus de même quand il s'agit de la suture tendineuse, les efforts faits pendant la marche amènent promptement la section du tendon et l'écartement des deux bouts. Il faut prendre, pour la facilité de l'étude, d'autres tendons; nous avons choisi de préférence dans nos expériences les tendons fléchisseurs. Les tendons sont grêles, il est vrai, mais ils sont moins tiraillés pendant la marche, et de plus ils sont contenus dans une gaine synoviale au niveau du ligament antérieur du carpe. Dans la réunion dos tendons parla suture, que l'on prenne un tendon contenu dans une gaine synoviale ou dans une gatne celluleuse, le résultat est le même. Le tendon coupé doit d'abord être réuni au moyen d'une aiguille très fine entraînant après elle un Til très-mince. La suture des tendons étant faite, il faut abandonner les choses à elles-mêmes pendant 8 à 10 jours, à cause du peu de vitalité du tendon ; au bout de ce temps, on trouve le plus souvent un ou plusieurs de ces tendons réunis à l'aide d'une petite cicatrice intermédiaire due évidemment à la prolifération des éléments cellulaires interposés entre les faisceaux. De plus, la membrane séreuse synoviale ou l'atmosphère celluleuse du tendon prolifère, comme cela se voit (pi. 1 et 2), et il en résulte une adhérence du tendon avec la gatne. Aussi à ce moment, tendons et gaines sont confondus, ce n'est que plus tard que l'isolement s'établit. Ces faits que j'ai souvent vus donnent une bonne idée de la' synovite fongueuse, car il est bien évident que cette synovite que nous pouvons appeler expérimentale et que nous voyons naitre sous nos yeux, est au point de vue histolo^ique de la même nature que celle que nous étudions chez nos malades.

La cause seule a changé; souvent, en eflet, cette affection est une manifestation de ce qu'on appelle une diathèse, mais combien de fois ne le voyons-nous pas succéder à un traumatisme dont nous pouvons apprécier les funestes effets sur un organisme prédisposé I

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