VI PREFACE DU TRADUCTEUR
cellentes leçons sur la manière doîit elles doivent marcher vers le but. Sans partager absolument toutes les opinions qu'exprime le respectable auteur, nous ne pouvons qu'admirer son esprit judicieux, bienveillant, candide et catholique, au vrai sens de ce mot. Nous envisageons ce livre comme une faveur que Dieu fait aux églises delà Grande-Bretagne, nonseulement par la connaissance qu'il donne de la religion en Amérique, mais aussi parce qu'il nous paraît très-propre a répandre entre les églises de Christ plus de charité et de bienveillance. D'ailleurs on ne peut disconvenir de l'utilité ^lont nous peuvent être et l'expérience des églises américaines , et le spectacle du bien que le Chef de TEglise a daigné faire par leur organe. Malgré la diversité des opinions sur des i)oints qui se rattachent à ce sujet , qui niera qu'en Amérique la religion n'ait été placée en des circonstances dignes d'une sérieuse attention, et qu'il n'y ait de grandes instructions a retirer du rôle qu'elle y joue. Sous ce rapport , nous saluons avec joie l'apparition de cet écrit , et nous le recommandons aux chrétiens de la Grande-Bretagne, j»
A ces témoignages honorables et bien dignes de confiance, le traducteur n'ajoutera qu'un mot : c'est que le livre de M. Baîrd est de nature à plaire tout particulièrement aux personnes qui veulent des faits et nôfi des théories. L'auteur rapporte et ne plaide guère ; et il rapporte avec une parfaite ingénuité ce qui fut et ce qui est, sans trop s'inquiéter du parti qu'on en poiuTa tirer quelquefois contre ses principes.
Quand je parle des principes de l'auteur, c'est