PREFACE DU TRADUCTEUR. VII
qu'effectivement il en a, et de très -arrêtés, sur plusieurs points essentiels ; mais ce n'est pas dans la question de l'union de l'Etat et de l'Eglise que s'exerce son dogmatisme. Il défend moins une doctrine qu'un fait. La séparation telle qu'elle existe en Amérique , voilà ce qu'il expose et justifie plus encore qu'il ne le recommande.
Qu'on ne croie pas non plus que , chez notre auteur, la doctrine de la séparation soit une idée fixe qui absorbe tout son intérêt. Ce qu'il dit à cet égard dans sa préface est d'une entière vérité. Aussi nous osons promettre à ceux mêmes qui redoutent cette question, qu'ils ne poseront pas le livre de M. Baird sans y avoir recueilli de quoi s'édifier.
Nous dirons enfin qu'avec la permission de l'auteur nous avons resserré quelque peu sôn ouvrage. Si l'on y trouve encore des longueurs, c'est que nous n'avons pas trop su comment abréger davantage un livre dont la valeur essentielle est dans les faits. Il s'agissait après tout de traduire et non d'imiter. Aussi les retranchements sont-ils au fond assez insignifiants. Du reste , le traducteur espère s'être mis à son travail dans un esprit semblable à celui de l'auteur. Puisse cette publication de deux amis du bien, faibles et faillibles, mais sincères, répandre quelque lumière et quelque paix dans les âmes, par la bénédiction du Seigneur.
Janvier 1844.