CHAPITRE V
CARACTERE REUGIEUX DES PREMIERS COLOHS.
Fondaleurs des Etait du Sud.
liCs colons du sud , je Tai déjà remarqué, se présentent sous un aspect tout autre. Si Ton peut dire que le nord fut essentiellement colonisé par des hommes de race anglo-saxonne , avec leurs mœurs simples, leurs institutions républicaines et leur amour de la liberté, le sud le fut par la race normande, i l'esprit et aux coutumes aristocratiques. Le temps, au lieu d'effacer cette différence d'origine, n'a fait que la marquer toujours plus, à raison de l'esclavage, oe fléau qui ne fut jamais dans le nord ce qu'il est dans le sud , et dont l'influence se fait si tristement sentir sur le caractère et les mœurs des Etats où il ré^e encore.
On bl&me quelquefois laNouvelle-Angleterre d'avoir fini par se soulever contre un trône d'où il était descendu sur elle tant de haine et de mépris; mais on ne doit pas trouver moins étrange l'attachement exagéré
CHAF. ▼• LIS WmMMé GM..— iKtATS DU iUD. ISM
que le sud conserva pour des monarques si indignes de respect et totalement incapables d'apprécier le dévouement de leurs sujets. La Nouvelle-Anglelerre fut donc Tasile des puritains à « Idtes rondes, » et le sud servit de refuge aux «cavaliers, » lorque le trône et l-autel tombèrent à la fois. Et si la religion du nord eut quelque chose de strict , de sérieux , de morose môme, se refusant, au dire de ses ennemis, les plaisirs les plus innocents; celle du sud fut la religion de la cour et des gens à la mode , une religion qui n'exigeait pas une bien forte résistance contre c la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et 1 l'orgueil de la vie. 0
Nous ne pousserons pas plus loin un parallèle qui n*est juste que dans sa généralités On n'en inférera pas, assurément, que la vraie foi se fût toute recueillie vers le nord. Je n'ai voulu que donner une idée sommaire de Tesprit différent qui animait les colonies , et je laisse grande marge aux exceptions.
De tous les établissements du sud, les plus anciens sont ceux de la Virginie. Celle-ci fut pour le midi ce que le Massachusets devint pour le nord , mère en quelque sorte et princesse. Ce n'est pas que les autres colonies soient précisément sorties d'elle ; mais par les avantages de sa position et par le nombre de ses partisans, non' moins que par son développement intellectuel et par ses richesses , elle acquit de bonne heure la prépondérance dont elle jouit actuellement au sein de Tunion.
L'histoire de la Virginie atteste que l'esprit reli*
ISS LA IBUGION BN AMUIOUB. UT. 0
gieux ne fut pas complètement étranger à sa fondation. La charte porte qu'on y célébrerait le culte sdon le rile anglican, et lorsque, en 1619, elle eut sa première législature librement élue par le peuple, un acte de ce corps reconnut l'église épiscopale comme église officielle. L'année suivante, on érigea onze bourgses paroisses avec cinq pasteurs, pour une popuiatioa qui n'allait pas à trois^ mille âmes. En 1622 , l'on fixa b traitement des pasteurs k quinze cents litres de tabie et treize barriques de blé , le tout estimé 200 livra sterling. Pour subvenir aux frais du culte, la loi eii* geail de chaque colon âgé de seize ans, une redevance annuelle de dix livres de tabac et d'un boisseau de blé.
Il paraît que la Compagnie sous les auspices de laquelle la Virginie fut colonisée, avait un vrai désir d'utiliser cet établissement pour répandre la connais* sauce de l'Ëvangile chez les Indiens. Dès les premières années elle demandait au gouverneur et à rassemblée « d'employer tous les moyens possibles pour attirer les naturels à la civilisation, à l'amour de Dieu et à h vraie religion. » Elle voulait que les colons employassent les Indiens comme ouvriers, afiu qu'ils de» vinssent plus tard « les instruments de la conversion tant désirée de leurs tribus. » Elle exigeait encore qae € chaque ville, bourg et village se procurât, par des voies légitimes, un certain nombre d'enfants indiens pour leur apprendre à lire, en sorte qu'on pût mettre les plus capables dans les collèges qu'on érigerait dès que les finances de la société le permettraient, lie dou-
GHA». V. LIS PAIM. COL.~VlBttlinB. iM
tant pas que ces louables efforts n'attirassent sur la oolonie la bénédiction de Dieu et Testime des bon-aétesgens.i» *
La Compagnie sentait donc vivement rimportaûce d'un bon système d'instruction publique. Ce fut sans doute à sa requête que le roi écrivit à tous les évèques i^Angletense, pour qu'on fit des collectes en faveur l'on collège à fonder^n Virginie. Il ne s'agissait d'abord que d'une école où c l'on formerait les enfants des païens à la vraie connaissance de Dieu. » ^ Déjà Ton avait recueilli 1500 livres et l'on avait choisi Heorico comme l'emplacement le plus favorable, lorsque la Compagnie elle-même résolut d'affecter dix mille acres de terre à celte c université j » qu'on deatina dés ce moment aux fils des colons et non pas seulement aux Indiens. L'Angleterre mit un vif intérêt à l'entreprise. L'évèque de Londres y contribua par une souscription de 1000 livres sterling ; un anonyme en offrit une de 500 livres dont l'emploi devait avoir pour objet exclusif les naturels du pays. Les YirgipioDS eux-*mèmes ne demeurèrent pas inaclifs. Le ministre de Henrico, le révérend Bargave, donna sa bibliothèque, et les habitants du lieu recueillirent dans leur sein 1500 livres de souscriptions pour un hôtel propre à recevoir les étrangers et les visiteurs. ' On 86 proposait enfin d'instituer dans la ville Saint*-
< BwrWi Hitiory of Virginia, p. 225, 226. * Hauard^sStaUPaperi.bi.
iik LA RKtlGION BU AMitlQUB. Uf. U
Charles une école préparatoire qu'on voulait appeler Ecole des Indes-Orientales, en mémoire d'un capitaine de vaisseau qui, revenant des Indes, avait, de concert avec son équipage, offert le premier don pour cette école.
Mais ce grand projet reçut le coup de mort parte terrible massacre du 22 mars 1622. Dans l'espace d'une heure, trois cent quarante-sept individus, houH mes, femmes et enfants, furent, en pleine paix, examinés par les Indiens. Pendant quatre ans ils avaient mûri leur dessein, enrôlé dans leur complot trente de leurs tribus, et ils eussent certainement extirpé de leur sol to5s les Anglais, sans la fidélité d'un Indien converti nommé Chance. La guerre longue et désastreuse qui suivit celte catastrophe fit abandonner ridée d'un collège indien.
Cependant la colonie ne cessait d'étendre ses rameaux le long des fleuves magnifiques qui, des Aile-* ghanys , descendent dans la baie de Chesapeake ; et à mesure aussi, la loi instituait de nouvelles paroisses. En 1722, il y en avait cinquante-quatre, répandues dans les vingt-neuf comtés de la Virginie. Leur grandeur territoriale dépendait essentiellement do nombre d'habitants qui , dans chaque district, payaient l'impôt du culte. Chacune d'elles possédait une église proprement bâtie en pierre, en bois ou en briques. Les plus étendues avaient en outre des oratoires; * en sorte qu'il ne s'y trouvait pas moins de soixante-dix édifices
1 Ou « chapelles supplémentaires. 9 ChÊpeUofetm. (IVatf.)
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consacrés au service de Dieu. A côté de l'église paroissiale on voyait la maison du pasteur, de laquelle dépendaient ordinairement deux cent cinquante acres de terrain et quelque peu de bétail. Au temps dont nous parlons, il n'y avait pas la moitié des paroisses qui fussent desservies par des ministres ; les fonctions du culte se faisaient dans les autres par des lecteurs kiqaes, ou par les ecclésiastiques les plus rapprochés. Mais quand la guerre de la révolution éclata, Ton eomptait au moins cent ministres anglicans, dans les qualre-vingt-quioze paroisses de la Virginie.
Nous aurons à reparler de celle église nationale ; nous dirons l'influence qu'elle exerça sur les affaires religieuses et sur l'esprit même du clergé durant la période coloniale ; je dois cependant exprimer dès ce moment que, si la plupart des ministres de celle épo* que paraissent n'avoir guère possédé les qualités de leur état , il y en eut quelques-uns au contraire qui Thonorèrent par leurs vertus. Je citerai entre autres les révérends Robert Hunt et Alexandre Whitaker. Hunt accompagna les plus anciens colons, et prêcha le premier sermon anglais que le continent américain ait entendu. Par ses conseils judicieux et calmes, par l'exemple de sa conduite irréprochable et par la fidélité de son ministère, il rendit les plus importants services à la colonie naissante. Quant à Whitaker, c'est avec raison qu'on Ta nommé l'Apôtre de la Virginie. — Plus tard, nous trouvons le révérend James Blair, que ses travaux infatigables, en religion et en éducatioD^ placent au premier rang parmi les bienfaiteurs
iSB LA RBLIfilON EM AUtRfQini. U?. H
de r Amérique. Il ne manqua pas non plus en Vilenie de laïques zélés pour la cause du Seigneur. Tel fat ce Morgan dont les nobles efforts pour le maintien de h piété eurent de si grands succès et auquel on doit Térection de plusieurs églises. — Enfin , si nous nous rapprochons de nos temps^ la Virginie nous fournit m grand nombre d'hommes distingués, et dans la communion épiscopale, et dans presque toutes les aatm communions chrétiennes.
Quant à Fintolérance, la législation de la Virginie égala celle du Massach^sets9 si même elle ne la surpassa. 11 élait ordonné ; sous des peines sévères, de fréquenter le cuUe de la paroisse; la loi rendait mèae obligatoire la participation aux sacrements. Lès dissidents, les quakers el les catholiques romains ne pouvaient former d'établissement dans la province. Tout individu d'origine non-chrétienne qui mettait les piedi dans la colonie se voyait réduit en servitude. Quelle révoltante barbarie» s'écrie-t-on avec justice! toutefois ces égansments mômes des convictions religieuses de ce peuple alleslent ce qu'elles avaient de vivacité et de profondeur. Comme quelqu'un l'a dit, « s'ils ne possédaient pas toute la sagesse du chrétien p Ton ne pouvait du moins leur refuser un grand zèle pour la religion. »
Le Maryland, nous l'avons déjà vu, d'abord partie intégrante de la Virginie, fut fondé par le lord Baltimore, pour servir de refuge aux catholiques persécutés. Lorsque, sous la conduite de Léonard Galvert, fils de ce seigneur, les premiers colons débarquèrent
CHAP. V. MES MB». COL. — MARTLAlfD. llï
daas une tle du Potomac, en 1634^ ils prirent posse»* sioo du pays « au nom de leur Sauveur, » el non pas seulement c au nom de leur roi. » Ils donnèrent pour bases à leur édifice religieux et politique, la plus complète tolérance, et durant cinquante ans leur gouvernement demeura fidèle à ce principe élevé. Qu'on pense de leurs croyances tout ce qu'on voudra, qu'on s'étonne surtout d'un fait si contraire à la politique habituelle du romanisme; on ne saurait, néanmoins, contester à la colonie de lord Baltimore Thon- Deor d'avoir été la première société des temps mondâmes qui ait réalisé l'idée tout entière de la liberté religieuse. Chose d'autant plus admirable que c'était à une époque où les puritains de la Nouvelle-Angle* terre avaient grand'peine à se tolérer mutuellement el encore plus à tolérer a les papistes ; » où les Virgimensy dans leur zèle aveugle, ressentaient une égale horreur pour les catholiques et pour les dissidents ; où, par le fait, 'nul état protestant n estimait devoir la tolérance aux sectateurs de Rome, et réciproquemenu
Proclamée dès le premier instant, la liberté religieuse le fut de nouveau en 1649, c'est-à-dire, lorsque, par la mort de Charles 1"^, le gouvernement de l'Angleterre allait passer aux mains des adversaires du catholicisme les plus prononcés.^ « Attendu que
^ Ce n'est pts pour amoindrir la gloire de lord Baltimore el des tiew; maîsavoooM que cette largeur de vue était, dans tous les cas, de fort bonne politique. O'Connel et les Irlandais qui, avec lui.
iS8 LA BBLIGIOII EH AlliftIQIlB. LPT. D
la contrainte exercée sur les consciences en matière de religion, » ainsi s'exprime le statut, « a manqué rarement de faire le mal des Etats qui l'ont exercée; en vue de faciliter aux magistrats de cette province leur pénible tâcbe, et pour entretenir la charité mutuelle et la bienveillance entre les colons , nous déclarons que nul individu, homme ou femme, qui pro- j fessera la foi en Jésus-Christ, ne sera troublé, molesté, ou seulement inquiété relativement à sa religion et ai libre exercice qu'il en voudra faire. » Sous cette législation, les sectes protestantes s'accrurent au point que le pouvoir politique tomba complètement entre leurs ' mains. Àvaut même la guerre de la révolution , les épiscopaux, les presbytériens et les baptistes avaieat fondé beaucoup d'églises dans le Maryland, terre classique de la plus précieuse des libertés.
La colonisation de la Garoliicb du Nord commença par quelques échappés de la Virginie qui s'établirent sur le bord des fleuves dont les eaux^i^e jettent dans le détroit d'Âlbemarle , et parmi eux bon nombre de quakers fuyant devant Tinlolérance des lois. C'était vers le milieu du dix-septième siècle. Bientôt se joi-
demandent la révocation de TUnion, sont comme contraints d'écrire sur leurs drapeaux la liberté de conscience. Le calhoUeifOie romain, s'il est conséquent, ne peut l'admettre. Ce n'est pas i dire qu'il n'y ait jamais eu de vrais catholiques sincèrement amis de cette liberté. Nous devons' croire que tel fut lord Baltimore. En attendant, c'est par la seule séparation de l'Eglise d'avec l'Etat qu'on ôte à l'église romaine, comme à toute autre église » le pouvoir de satisbire son intolérance. (IVad.)
CHAP. y. LES PRBM. COL. — MARYLAND. ISO
gDÎrenl à ces premiers colons des puritains de ia Nouvelle-Angleterre et des émigrants de la Barbade ; mais les dissidents virginiens y demeurèrent les plus nombreux. Pendant assez longtemps la religion ne parut guère exciter l'intérôt des colons. En 1672, William Edniunson et George Fox ayant visité leurs frères guakers sous les bosquets de pins d'Âlbemarle, n'y trouvèrent € qu'un peuple encore chétif. » Ils ôta- Jtdirent des assemblées trimestrielles, selon l'usage de four société, et fondèrent ainsi la première organisation religieuse qu'ait eue la colonie. Ce fut seulement en 1703 qu'on y vit un ministre de l'église épiscopale, et en 1705 qu'on y bâtit enfin une église.
Les hommes qui avaient obtenu de Charles II la propriété des deux Garolines, professaient un grand zèle pour la propagation de l'Evangile , mais ils ne firent quoi que ce soit dans ce but, bien que leur Gon*- ^Utution portât que la profession du christianisme est iudispensable au bien de l'état et à la liberté des citoyens. La vraie foi n'eut donc que fort peu d'obligations aux premiers colons , ou propriétaires. Si la population de la Caroline du Nord prit ensuite un caractère plus religieux, elle le dut en partie aux chrétiens qui y émigrèrent de France et d'Ecosse, et en partie aux puritains de la Nouvelle -Angleterre, qu'on y vit arriver en nombre toujours croissant.
En 1670, commença la colonisation de la Caroline DU Sud, par le moyen d'émigranlsque les propriétaires y firent transporter. Dès celte époque, la colonie ne cessa de s'accroître. On en représen tai t le climat comme
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le plus beau du monde. Son soleil > presque aussi chaud que celui des tropiques^ y entretenait, disait* on, un printemps perpétuel. Des bosquets d'oraogers y remplaceraient bientôt le cèdre ; les verà k ik>ie y seraieoi nourris des mûriers qu'on tradàpIaDlait dk midi de la France, et Ton y réeoltet*ait les vins lei jtttt exquis. La Qlei* y apporta des Hollandais de NeW-Torti, aussi bien que des émigranls d'Angleterre. Lé côtlllè de Sbaflesbury, enfermé dans la Tout* de Londres en 1681, demanda et obtint la pertnission de ^*âxil6r àU Caroline^
L'émigralidti abglaise destinée à cette botottiëDe se composa pas seulement de membresde TËglise UAlionalb. Il y eui avec eut nombre de dissidêbls qui, dégoûtés de leur pays , enrichirent la province dé lettt intelligence , de leur industrie et de leur frugalité; Joseph Blake en particulier, frère du vaillàUt woïïM de ce nom et héritier de ses biens, coûsacrS M fb^tune H transporter en Amérique ses frères persécutât ; et c'est àiilsi que les prises faites sur laNouvellè-Espagtiè servirent à la Caroline du Sud. ^
On voit donc ce qui forma pour ainsi dire la pr0^ mière couche de la population de cette portion des Etats-Unis. II y eut là des colons d'origine très-ditërse; mais plusieurs d'entre eux aimaient la vraie religion et leUr nombre s'accrut en peu de temps.
La plus jeune des treize colonies primitives est celle de LA Géorgie. Sous la conduite du bon Ogiethofpëj
* Bantrofi'i Hitloryoflht Unit. %t. W, 172, 173.
tkxP, V. lM PtlBif. COL. — GÉORGIR. 131
genlilhomme plein d'amour pour son roi et pour son église, el Tun des individus les plus remarquables du parti des « cavaliers, » une société Irès-mélangée vint fonder un établissement sur les bords du Savannah. C'étaient de pauvres débiteurs arrachés aux prisons de l'Angleterre, bizarrement accolés à de bons Moraves TODUS de Herrnhout, et à de braves montagnards écossais. C'est aussi vers la Géorgie que se dirigèrent les pàk joyeut et fiipidës de ces deux admirables jeuiies Ëômmes, iohri et CÎtiarles Wesley, et ceux de Télo- ^ùeiil Whitefièld. Ils firent retentir des accents dé leur iîvë piété lés sombres toi'éts depiris qui s'étendent dû Savannah à l'Altamaha. Ce fut dans la Géorgie enfin 4tt^bn érigea là maison d'orphelins pour laquelle on dépensa tant de beaux discours, et en Angleterre, et ed ÀihéH^ue , saits qu'elle ait, hélas ! rempli Talteiite ikiiàïi illustre fondateur.
*'ÊM résumé, la religion rie fut pas lé motîr détermittaùlde ëëiix qui colonisèrent le ^ud , comme elle l'a- %àil été pour le Nord, toutefois on aurait tort de dire ({ii'étlé n'entra pour rien dans la fondation dé ces colèniëà. Nous vérî^ons ailleurs lès services importants ^tf éliës i^ëndfrënt a(i t^btistianisme.
I3i LA RELIGION EN AMÉRIQUE. L1V. II