CHAPITRE XVI
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Arrivés à la fin de ce troisième livre j rappelons qu'après avoir Iraeèle camctère religieux des «premiers colous ^ noiB avons parlé des églises que leurs lois iiisUtuèreot, des effets heureux et malheureux de ees institution^; nous en avons raconté la suppression et dît quelles Eurent lés conséquences de cette crise; enfin, nous avons exposé dans quels rapports ont vécu PElai et l'Eglise depuis la révohilioo : oous avons à voir maintenant quelles ressources les églises ont dé» ployées dès4'iuslant qu'elles furent abandonnées à elles-mêoies.
Du rester pour jeter un coup d'œil rapide sur le cbamp^ pareoum , nous n'avons qu'à reproduire les termes mêmes d'un auteur auquel nous: avons déjà fait plus d»' un emprunt.^
i. Les premiers colons des.ËlatJB^Uats y vinrent en qualité de chrétiens et avec le désir ardent de remplir de chrétiens ce pays.
2. La vie qu'ils y menèrent et les institutions qu'ils s'y douuèrent furent marquées du sceau de la religion.
3. Après avoir animé les patriotes de l'ère fédérale, les doctrines et l'esprit de celte même religion subsis-
cflAP. xvj. COUP d'obil kbtrogradb. 343
lenl avec éclal dans les cooslilulioDS primitives de uos républiques.
4. Le christianisme est toujours la religion populaire au milieu de nous.
5. Ënfîo, nonobstant certains actes de quelques magistrats isolés, cette religion est, autant qu'elle peut l'être, celle de nos lois et de nos gouvernements, bien qu'il n'existe plus d'église d'Etat, et que tous jouissent d'une égale liberté de conscience. Si Ion peut se iier à l'histoire , si les annales et les documents ont plus de poids que la brillante rhétorique d'un libre débat, il est permis de dire que nos institutions publiques portent encore l'empreinte de leur origine, que les souvenirs de temps glorieux sont là pleins de vie, que les monuments de la foi de nos pères ne sont pas renversés, et que , grâces à Dieu, l'édifice national continue manifestement de reposer sur cette base antique et vénérable.*
^ An inquiry itUo ihe moral and religioui eharacUr oflhe American gofiemmmU^ p. 139 , 140.