‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 82 sur 111 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

CLASSBS BIBLIQUES.

A. côté des écoles du dimanche maix^heiU de front ee que nous appelons les classes bibliques, kn lait, de la manière q4ie les premières ^ont dirigées en Amérique, on peut dire qu'elles ne sont qu'une réuaion de classes bibliques. Seulement, le pwsonnel des élèves est fort différent.

Une classe biblique se compose d'un nombre quelquefois assez considérable d'individus qu'instruit par la méthode simultanée le pasteur lui-*m6me, ou qnel^ qu'un auquel il a remie cette charge. Diriger une classe biblique qui va de vingt i quelques cents per^^^ sonnes, dont la plupart, si ce n'est même toutes, sont de8adtiUes,el parmi lesquelles se trouventdes hoamies d'un esprit fort ouvert et quelquefois très-H^ullivé , ce n'est pas, on l'avouera, chose aussi facile que de conduire une école du dimanche.

II7 a là d'ailleurs une si belle occasion de faire du bien , qu'il n'est guère de pasteurs qui n'aient dans leur paroiffie une ou plusÎMil's deoes olasses. Chaque

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$ex6 ae réunit À part une fois par semaine, les hom^ oies le soir, et les femmes dans la journée ; ce que je ne donne pas cependant comme une règle universelle^ On se réunit ou à l'église, ou dans la saUe attenante qui y existe ordinairement , ou à Técole, ou en maison particulière ; c'est la même chose que pour les écoles du dimancliie. QudiquefoiSy le pasteur consacre la »m* rôe du sabbat à ce service biblique ; mais ce ii'est pra^ (îcable que dans les localités où la population est serrée et où le troupeau n'est pas iviMp dispersé. Dans les églises de campagne , la classe biblique se tient à l'église immédiatement avant le culte public, ou entre leservice du malin et celui du soir; méthode qui réunit bien des cony^nancesy mais qui doit occasionner à tous une grande fatigue.

J'ai vu des pasteurs de campagne qui avaient.de la sorte une classe biblique, où ne se rassemblaient pas moins de cinq cents personnes ; mais il en est qui remplacent par ce service celui du dimanche aprèsmidi.

La manière ordinaire de diriger ces classes, est d'étudier de suite un des livres du Volume sacré, et de traiter une série de questions systématiques sur la Bible. En suivant celte marche, ceux qui en ont le temps et le désir peuvent se préparer, par la lecture et la <tiéditalion , à répondre aux questions du livre dont on se sert.^ Mais un pasteur habile ne s'en tient ^

^ Plusieurs ecclésiastiques distiosués des Etats-4Jais ont eotfi* posé de ces questions sur la BiUetaQF^téiiMili^KMDeaiairtiiféei»

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pas à ces questions. Il a soin d'en poser d'autres , et de cette façon, tout eu soutenant l'attention de ses auditeurs, il trouve l'occasion de leur donner une connaissance toujours plus approfondie de l'Ecriture.

Il faut donc que celui qui dirige une classe biblique se livre lui-même à de solides études, et qu'il n'y vienne pas sans une bonne préparation ; mais lorsque la chose se fait de cette àianière, il n'y a pas d'exer- 6ice plus édifiant pour le troupeau et pour le pasteur lui-même. La grâce de Dieu les a bénies d'une façon remarquable ; et il ne pouvait en être différemment. Quels heureux effets ne doit-on pas attendre de l'étude de la parole de Dieu ainsi faite. N'est-ce pas cette parole c( qui donne de l'intelligence aux simples et qui fait que les yeux voient? » « Sanctifie-les par la vérité, ta parole est la vérité, » a dit le Seigneur.

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