‹ De la religion aux États-Unis dÁmérique (volume 2)Chapitre 97 sur 111 · ASILES POUR LES ALIÉNÉS · texte numérisé non relu

ASILES POUR LES ALIÉNÉS

Si je parle de ces établissements de bienfaisance y quoiqu'ils dépendent généralement des Etats , c*èst qu'on en doit la fondation aux instances de la Société des prisons. Jadis les aliénés vivaient dans les maisons de détention, mais nous comptons maintenant douze hospices qui leur sont généralement destinés.

Celui d'Utique sera l'un des plus remarquables lorsqu'on l'aura complètement achevé. Il consiste en quatre grands édifices de 446 pieds de long et 48 de large, entourant une cour quadrangulaire. Aux quatre angles sont des verandabs qui donnent à l'ensemble la forme octogone. Cet édifice, qui coûtera bien un million de dollars, est destiné aux aliénés pauvres des Etals de New- York et il pourra recevoir mille malades.

Outre les douze asiles appartenant à des Etats, il en est deux qui ont été créés par des villes, savoir, New- York et Boston ; six appartenant à des sociétés reconnues par la loi ; un dernier enfin est la propriété particulière du docteur White à Hudson , Etat de New- York. Ce serait vingt et un en tout. Il se peut du reste qu'il s'en* soit fondé quelques autres depuis la publication de l'ouvrage d'où j'ai recueilli ces renseignements.'

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Presque tous ces hospices soûl construits sur les meilleurs plans^ et la plupart jouissent d'une belle exposition dans une conirée riante, avec tout ce qui peut en rendre le séjour agréable. Après avoir visité plusieurs institutions pareilles en Europe, je n'eu ai pas vu de mieux entendues sous ce rapport que l'Asile de Worchester dans le Massacbusets, celui de Hartford dans le Connecticut, et celui de Tile de Blackwell près de New- York.

Un point sur lequel je désire particulièrement d'attirer ratlention, c'est qu'au sein de tous ces établissements, à l'exception de quatre, il se fait des services religieux réguliers. Quelques-uns ont un chapelain à résidence ; daus les autres le culte est célébré par des ecclésiastiques ou des laïques du voisinage qui se chargent volontairment de ces fonctions. Et qu'on ne croie pas que ce soit peine perdue. L'expérience atteste

l'influence bienfaisante de l'Evangile sur les aliénés, lorsqu'il leur est annoncé par des hommes judicieux, calmes et vraiment animés de l'Esprit du Seigneur. 11 n'y a rien de plus propre à porter quelque paix dans l'âme de ces pauvres gens, malgré le dérangement de leurs facultés. D'ailleurs, comâie le dit le docteur Woodward, surintendant de l'Asile de Worchester, a s'ils ne veulent pas convenir de leur folie, ils avouent

> leurs imperfections et ils sont fort^apables de sentir 9 l'importance de se conduire de manière à gagner » l'estime et l'affection des personnes qui leur veulent

> du bien. »

Suivant le docteur Earle^ le nombre des décès daos

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les hospices d'aliénés en Europe varie de treize à quarante pour cent par année; dans nos asiles il ne dépasse pas dix pour cent.

Je dirai enfin que, si nos gouvernements ont fait de grands sacrifices pour améliorer le sort des aliénés, la charité particulière en a fait aussi de considérables. II est mémo des citoyens qui ont aidé FEtat de leurs dons. C'est ainsi que, dans le Maine, deux individus offrirent chacun 10,000 dollars pour fonder l'Asile qui dépend de cet Etat.^

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