‹ De la religion aux États-Unis dÁmériqueChapitre 85 sur 153 · CHAP. II. ÉGLISE ROMAINS · texte numérisé non relu

CHAP. II. ÉGLISE ROMAINS

Sans faire tort aux catholiques, il est bien permis d'attribuer à leurs vues de prosélytisme les sacrifices considérables qu'ils s'imposent pour avoir partout des écoles primaires et des établissements scientifiques ; car cela seul explique l'intérêt qu'y portent leurs frères d'Italie, d'Espagne et même de France, où l'instruction n'est certes pas aussi répandue qu'en Amérique.

Au surplus, la majeure partie des sommes que nos catholiques romains reçoivent d'Europe, servent à ériger leurs splendides cathédrales. Celle de Baltimore a coûté 300,000 dollars ; et, bien que celles de Cincinnati et de St-Louis n'aient pas occasionné d'aussi grandes dépenses, elles n'en sont pas moins fort magnifiques.

Cependant, un Européen qui entrerait dans un de ces temples, serait surpris de les voir si peu ornés et si dépourvus de tableaux. C'est peut-être parce que l'argent a manqué. Les prêtres ne portent de costume distinctif que dans l'exercice de leurs fonctions. Il est très-rare, enfin, de rencontrer des processions dans les rues. Ce n'est pas que la religion de Rome change de nature en traversant l'Atlantique ; mais c'est plutôt parce que le nombre de ses adhérents est trop peu considérable au milieu de uous, pour qu'ils aiment à attirer les regards.

peut-on mettre dan» un auteur qui a pu croire et répéter gravement, que les clames américaines sont assez prudes pour mettre des pantalons aui jambes de leurs pianos !

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