CHAI». V
LES UNI VEUSALISTBS.
sèment se mainteuir dans l'ordre et pratiquer les bonnes œuvres; car c'est là ce qui est bon et utile aux hommes.
Les églises universalistes sont indépendantes les unes des autres; mais elles s'entendent et se consultent au moyen de leurs associations locales, des conventions d'Etat et de la convention générale. Elles ont commencé dernièrement à donner quelques soins à l'instruction supérieure , et possèdent dans l'Etat de Vermont ce qu'elles appellent une université et trois ou quatre établissements secondaires. Bien que la plupart de leurs prédicateurs ne soient pas fort cultivés , à force de diriger leurs pensées sur un seul point et de ramasser des arguments quelque peu plausibles en faveur de leur thèse, ils deviennent d'une étonnante habileté à mauier leurs sophismes; en sorte qu'ils séduisent aisément ceux qui désirent gagner le ciel par un chemin plus facile que celui dont les Ecritures, entendues simplement, nous donnent le tracé. Ils ont, disent-ils, de quinze à vingt journaux, la plupart politiques, qui soutiennent leurs doctrines dans les divers Etats de l'Union.
Les seuls universalistes dont la prédication paraisse avoir une influence morale assez bienfaisante, sont cette poignée de partisans du rétablissement final dont j'ai parlé. Quant aux autres, ils n'ont guère pour sectateurs que des hommes irréligieux et profanes , des violateurs du sabbat, des buveurs et des ennemis de la religion évangélique. Leur prédication n'exerce décidément aucune action réformatrice sur ceux qui
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la suivent , et que pourrait-*» eu dire de pire? Quand il s'ouvre quelque part une prédication iwtivewaliate, on y voit courir force de désœuvrés et de mauvais sujets; puis aussi quelques individus de meilleure condition qu'attire surtout la curiosité* Mais il est uo fait remarquable qu'atteste le témoignage des univeiv salistes qui se convertissent : c'est que, malgré la bonne envie qu'ils en auraient, les sectateurs de ce système ne parviennent point à y croire. Ils sont, pour la plupart, oommece fermier de la Nouveller-Aogleterre, qui, ayant entendu un prédicateur miversaliste , lui dit après le sermon : « J'aime fort votre dootrine, et je donnerais bien cinq dollars pour que vous pussiez en démontrer la vérité.»