‹ De la religion (volume 2)Chapitre 4 sur 109 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

De ce quêtaient les mystères chez les nations soumises aux prêtres.

Il y a clans le cœur de l'homme une tendance à entourer de barrières ce qu'il sait comme ce qu'il possède. L'esprit de propriété se montre égoïste, aussi bien pour ce qui tient à la science que pour ce qui tient à la richesse. Si ce penchant de l'homme n'était combattu par d'autres penchants , il refuserait à ses semblables tout ce qu'il pourrait, leur ravir; mais la nature a mis le remède à nos défauts dans nos défauts mêmes. Comme elle nous a forcés par nos besoins à nous faire part mutuellement de ce qui nous appartient, elle nous a contraints par notre amour-propre à faire un échange réciproque de nos connaissances : cependant la disposition primitive subsiste et agit avec d'autant plus de force que l'intérêt

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