‹ De la religion (volume 2)Chapitre 74 sur 109 · LIVRE XIV, CIIAPI TR | I I I. I · texte numérisé non relu

LIVRE XIV, CIIAPI TR | I I I. I

La première est la Voluspa, le chant de la grande magicienne : elle contient les fables. La. seconde est l'Havamaal , dont nous venons de parler; il faut y joindre le Lokfafnismal ou le chant de la sagesse. La troisième est le Rnnathal, et traite de la magie. La quatrième, qui ne se trouve que dans le plus ancien des Eddas, celui de Soemund, est la Lokasenna. Enfin, nous ne pouvons exclure de cette énuméràtionnilesNibelungen,ni le livre des héros (i), composés long-temps après par des auteurs chrétiens , et soumis à une forme chrétienne : mais l'empreinte du paganisme perce à chaque

pour l'empire du monde; le chant d'Alvis le nain; le Thrymsguida, ou l'histoire de Thor, de Loke et du géant Thrymmer; l'Hymisguida, ouïe récit cosmogonique, relatif au géant Ymer; les trois légendes qui racontent la lutte de Thor contre un nain qu'il ne peut vaincre j les amours du dieu Freyr , et les énigmes résolues par Svipdagr; là mort de Balder; la généalogie des héros, fils des dieux , ou le passage de la race divine à la race héroïque; léchant du corbeau, consistant principalement en prédictions sur la destruction du monde.

(i) Le Heldènbueh. Ce livre des héros , plus récent que les Nibelungen, et attribué à Henri d'Ofterdingen , poète du xme siècle, n'en est pas moins rempli de traditions pareilles aux légendes anciennes du Nord.

instant sous cette forme. La catastrophe du poème germanique est manifestement empruntée du crépuscule des dieux, et le nom seul de Sigfrid ou de Sigourd rappelle le père d'un des Ôdins, chez les Scandinaves.

La Voluspa appartient aux deux époques.

Les prêtres y déposèrent toutes les fables , devenues successivement parties de leurs légendes. Aussi les contradictions qui attestent la coexistence de plusieurs doctrines, sontelles entassées dans la Voluspa. Elle est à quelques égards, pour la mythologie du Nord, ce qu'est Hésiode pour celle de la Grèce.

L'Havamaal et le Runathal ou chapitre Runique sont de l'époque du second Odin. Nous avons montré que l'un contenait une doctrine différente de la doctrine primitive, recommandait d'autres vertus, promettait d'autres-récompenses, établissait, en un mot, un tout autre système religieux et moral. Le chapitre qui traite de la magie, trahit les précautions du sacerdoce contre des rivaux , et par-là même indique un moment où les prêtres étaient en mesure de persécuter ceux qui allaient sur leurs brisées.

La Lokasenna est le banque! où Loke, après

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