‹ De la religion (volume 2)Chapitre 91 sur 109 · LIVRE XV, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE XV, CHAPITRE II

eut sa période de gloire; grâce à l'énergie machiavélique d'un sénat despote au-dedans, redoutable au -dehors, mais dont les discussions servaient toutefois à entretenir le mouvement salutaire de la liberté politique, bien que concentrée dans un monopole, Rome eut son temps de force et de stabilité.

Mais le principe stationnaire avait déposé dans sa constitution religieuse et civile un germe de destruction.

Précisément parce que la politique romaine s'était emparée de la religion , et en repoussait toute nouveauté, pour que l'instrument restât plus sûrement dans sa dépendance, la religion, en tant qu'immobile, perdit son principe de vie, la perfectibilité, et en tant qu'esclave, sa puissance réelle, la conviction.

On ne crut plus à rien, parce qu'il fallait tout croire. Rien ne fut respecté, parce qu'on reconnut partout le calcul. Ce fut parce que les augures employaient à gouverner Rome une divination décréditée, qu'ils ne pouvaient se rencontrer sans sourire; et ce sourire était Fa vant- coureur infaillible de la perte de la religion.

Nous avons dû nous interdire ces dévelop-

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pements , et nous borner à ce que nous avons exposé plus haut du mélange de l'héritage étrusque et de l'influence grecque. Les époques qui ont suivi appartiennent à un second ouvrage.

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