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sence, lorsque ces formes religieuses ne ls satisfont plus, de les modifier de manière à en écarter ce qui le blesse. Le borner au présent qui ne lui suffit jamais, lui interdire cet élan vers l'avenir, auquel l'insuffisance du présent l'invite, c'est le frapper de mort. Partout où il est ainsi enchaîné, partout où il y a impossibilité de modifications successives, il peut y avoir superstition , parce que la superstition est l'abnégation de l'intelligence ; il peut y avoir fanatisme, parce que le - fanatisme est la superstition devenue furieuse : mais il ne saurait y avoir religion, parce que la religion est le résultat des besoins de l'ame et des efforts de l'intelligence, et que des dogmes stationnantes mettent l'une et l'autre hors de la question.
Ce système n'exclut nullement ces communications surnaturelles , dont beaucoup d'esprits s'indignent , et qu'en secret tant de cœurs implorent. Que, par exemple, la notion du théisme ait apparu tout à coup comme un phénomène inexplicable , au milieu d'une tribu ignorante, quand le sentiment religieux, égaré par des formes absurdes, ne pouvait se firaver une meilleure route; que, plus tard,
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un secours imprévu ait aidé l'esprit humain, qui s'étant élevé jusqu'à l'unité , n'avait néanmoins pas la force de transformer cette idée abstraite en une doctrine animée et vivante, chacun peut le croire : cela ne change rien à ce que nous affirmons : la tendance existait , et le secours additionnel ne s'est exercé que conformément à cette tendance. Que l'homme ensuite, abandonné à lui-même, ait recommencé son travail suivant sa nature, qu'il se soit débattu autour de la grande découverte, qu'il lui ait donné des formes grossières qui ont voilé sa sublimité, il n'en aura pas moins conservé le souvenir ineffaçable, et, par degrés, des formes plus pures , des conceptions plus justes lui auront permis de jouir sans mélange de l'inestimable bienfait.
Mais , quoi qu'il en soit des assistances divines, ne mêlons point des mains humaines à ces moyens impénétrables et mystérieux. Les théologiens ont dit cent fois que les abus de la religion ne venaient pas délie, mais des hommes. Pour remédier à ces abus, il faut que les hommes, c'est-à-dire Je pouvoir, la force matérielle, ne se mêlent pas de la religion. Laissons-la à Dieu et à elle-même. Toujours pro-
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portionnée, elle marchera avec les idées, s'éclairera avec la raison , s'épurera avec la morale, et à chaque époque elle sanctionnera ce qu'il y aura de meilleur.
A chaque époque aussi, réclamons la liberté religieuse, illimitée, infinie, individuelle; elle entourera la religion d'une force invincible et garantira sa perfectibilité. Elle multipliera les formes religieuses, dont chacune sera plus épurée que la précédente. Toute secte naissante aspire à l'excellence de la morale, et la secte délaissée réforme ses propres mœurs. Le protestantisme améliora pour un temps le clergé catholique; et si nous voulions, ce que nous n'aimons guère, nous adresser à l'autorité, nous lui prouverions que la liberté religieuse est dans son intérêt. Une secte unique est une rivale toujours redoutable. Deux sectes ennemies sont deux camps sous les armes. Divisez le torrent, ou, pour mieux dire, laissez-le se diviser en mille ruisseaux. Ils fertiliseront la terre que le torrent aurait dévastée.
FIN nil CINQU1KMF. F,T DKRNIF.K VOI.UMK.
Abdul-Mothaleb , grand-père de Mahomet, éclairé par une révélation miraculeuse, retrouve la pierre noire de la Gaaba. II, 53.
Abeilles trouvées dans la sépulture des monarques francs. II, 4°5. Sens mystérieux attaché à son bourdonnement. Ib. Etaient l'emblème de la civilisation. Ib.
Abia reproche en vain aux Hébreux leur culte infidèle. II, 233.
Abiathar , V. Salomon.
Abipons ( chaque famille chez les ) change de nom , quand elle perd un de ses membres. 1 , 3o3.
Abischeca, cérémonie indienne dans laquelle on répand sur celui qui en est l'objet une liqueur composée d'eau et de miel. IV, 5o.
Abraham , V. Adam.
Abtjdad , le taureau cosmogonique chez les Perses , renfermant le germe de toutes choses. III, 242. F. i4
Acajou. Roman fait sur des estampes destinées à un autre ouvrage. I , i85.
Acerbi, V. Lapons.
Achille. I , i65. Analogie de la description de son bouclier avec celle de Brama aux Indes. III , 469.
Adam avait, suivant les rabbins, la même ame qu'Abrabam, David et le Messie. I, i32.
Aderbidjam , province de l'empire perse , favorisant le pouvoir sacerdotal par ses phénomènes physiques. II , 196.
Aditi. II , 4°- Fille de Daschka , fils de Brama. V. Adityas.
Adityas, mélange d'astronomie et de cosmogonie.
III, IOO-IOI.
Adonis. II, 4^7- Amalgame des traditions de diverses contrées. Ib. Gomment modifiées parles Grecs. Ib. Adonis est le même que Moïse, suivant Huet. Jb , 4^8. Tristesse des fêtes d'Adonis , répugnant à l'esprit grec. 439. Tradition qui fait dire à Herpule qu'il ne connaît ni la divinité ni le culte ' d'Adonis. Ib.
jEgiditjs , de rébus gestis Eliœ. V. Elie.
/Elien. II, 101. Sur les prêtres égyptiens , V. Sacerdoce.
Afrique ( sacrifices humains chez les habitants de la côte d').!, 348-349.
Agag tué par Samuel. II, 248.
Agamemnon immole les victimes de sa propre main. II, 3.89, V. Grecs. Immole un sanglier au soleil et un à la terre. 3o8.
Agatharchide décrit les hordes africaines telles
qu'elles sont encore de nos jours. 1 , i 56. Agathocles , V. Sacrifices humains.
Agdistis , fable orientale introduite dans les mystères. II , 44°- Hermaphrodite. Ib.
Agésipolis , roi de Sparte , interprète lui-même les oracles , sans le secours des prêtres. II , 3o3. Refuse , sous ce prétexte , une trêve aux Argiens. Ibid.
Agni ( le dieu du feu ) devient amoureux des femmes des Sept Richis. II, 4o« Agraoate , chef des Perses barbares , conquiert la
Médie et se fait nommer Cyriis. II, i83. Alazza , morceau de bois, idole des Arabes. II , 5i. \ il» vins, irrités contre la fortune, quittent le culte
de leurs dieux. II, 352.
Alcinous préside aux cérémonies religieuses. II,