‹ De la religion (volume 3)Chapitre 135 sur 152 · ID · texte numérisé non relu

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montagnes ou les rives des mers, accompagnent de leurs cris les cris de leurs prêtres, et les cérémonies lugubres, communes à tous les peuples (207), ne sont que les terreurs du Sauvage, soumises à un ordre régulier et rétluites en système par le sacerdoce.

Les rêves n'ont pas sur lui une moindre influence.

L'habitude nous familiarise avec les phénomènes les plus étonnants; et pour peu que l'inexplicable se prolonge, il nous paraît simple. Les songes, ces bizarres parodies de la réalité , ces images fantastiques de la vie , qu'elles traversent en y laissant quelquefois un trouble que notre raison devenue sévère a pourtant peine à dissiper, doivent produire sur les peuples enfants une impression dont il nous est impossible de calculer aujourd'hui toute la profondeur. Les Sauvages de l'Amérique et de la Sibérie n'entreprennent aucune expédition, ne font aucun échange, ne s'engagent par aucun traité , qu'ils n'y soient encouragés par des rêves (208). Ces rêves leur tiennent lieu d'inspirations , de directions et de prophéties (209). Ce qu'ils ont de plus précieux , ce qu'ils défendraient volontiers au

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