‹ De la religion (volume 3)Chapitre 6 sur 152 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

historiens, poètes, philosophes, fermaient le sanctuaire de la science à tout ce qui ne participait point de leur privilège , c'est-à-dire à l'immense majorité de l'espèce humaine.

Contre les tendances individuelles qui aspireraient à la résurrection de ce qu'un intervalle de vingt siècles rend impossible à ressusciter, nous pouvons nous en remettre aux prudences collectives. Il y a dans les corps un instinct qui les avertit de ce qui est infaisable; et si le calcul permet quelques tentatives hasardées, ce même calcul s'empresse de les désavouer, à la moindre apparence de danger.

D'ailleurs, si le pouvoir politique, trompé, selon nous, sur ses intérêts, semble se prêter parfois à étendre outre mesure l'autorité dite spirituelle, les conditions du traité sont patentes et précises. S'il y a des monarques qui ;désireut que Liéon XII

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