‹ De la religion (volume 3)Chapitre 73 sur 152 · LIVRE I, CHAPITRE Vf. lOI · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE Vf. lOI

lioration morale et intellectuelle de l'espèce humaine , on suppose que cette doctrine a précédé, on ne sait comment, toutes les autres doctrines , et lorsqu'on la place à une époque où l'homme était incapable de la concevoir, pour en faire honneur à des collèges de prêtres ; ces prêtres , plus savants , et surtout plus rusés que la masse du peuple , étaient bien éloignés toutefois d'avoir pu s'élever à des conceptions qui ne sauraient être que le résultat lent et graduel d'une série d'efforts assidus, de découvertes accumulées, et de méditations non interrompues.

Vouloir faire de la religion une unité immuable et seulement voilée aux regards profanes, se flatter qu'on découvrira cette langue unique , et qu'alors les cultes , les dogmes , les symboles de toutes les nations se révéleront à nos yeux comme une portion de cette langue sacrée , c'est se bercer d'un espoir chimérique. Ce n'est ni dans les symboles, ni dans les doctrines que cette unité peut se trouver. Mais pénétrez dans la nature de l'homme, vous y apercevrez, si vous l'étudiez bien , la source unique de toutes les religions et le germe de toutes les modifications qu'elles subissent.

r02 DE LA RELIGION.

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