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LIVRE IV, CHAPITRE XI. %ifi

C'est ce qui est arrivé, et c'est d'après cette confusion d'idées qu'on a jugé les livres

filet, il pressa le mariage de sa sœur; que fort de ses bonnes intentions et rassuré par son but louable, il fabriqua de fausses dispenses; que, pour continuer la métaphore , il appela Coligny son père ; qu'il fit cacher un meurtrier, déjà largement récompensé , pour assassiner Coligny; que l'amiral ayant été blessé, le roi témoigna une vive indignation de cet attentat1 ; qu'il plaça les amis de l'amiral autour de lui , pour les avoir plus commodément sous ses coups, de manière à ce que pas un seul ne pût s'y dérober ; que trois mille protestants furent tués, sans qu'une goutte de sang catholique fût répandue, ce qui ne put arriver que par un éclatant miracle de la toutepuissance de Dieu ; que le roi fit rassembler les femmes de la cour plongées dans cette abominable hérésie, avec ordre, si elles persistaient, de les jeter à l'eau; qu'à Lyon, grâce au bon ordre merveilleux et à la singulière prudence de M. de Mandelot, gouverneur de la ville, les Huguenots furent pris un à un comme des moutons; qu'il en demeura vingts cinq mille; qu'ensuite le roi fit appeler l'ambassadeur d'Espagne, et lui dit qu'il était à portée de connaître quelle avait été l'intention de ses douces paroles et de ses caresses prodiguées aux Huguenots ; qu'on ne peut que conclure de toute nécessité que cette chose est venue de la volonté de Dieu , qui , touché de miséricorde ( paroles de l'Ecriture ) a voulu visiter son peuple ; que les hommes qui l'ont faite ont été choisis du souverain

hébreux (i). Nous avons dit comment, selon nous, on doit les juger. Il résulte du piïn-

Rédempteur pour ministres de sa sainte volonté ; que ce qu'il a opéré par leur moyen ne peut provenir que de son immense pouvoir, et que la nuit même des matines parisiennes, lorsqu'on eut commencé à chasser du monde cette peste exécrable de Huguenots, une épine depuis long-temps morte et desséchée poussa des branches vertes et jeta des fleurs.

« (i) V. Rois IV, X , i5, s5, 3o. Étant (Jéhu) parti de là ( de Samarie ) , il trouva Jonadab, fils de Réchab , qui venait au-devant de lui; il le salua et lui dit : Votre cœur est-il aussi bien disposé envers moi que le mien l'est envers vous? Oui, lui répondit Jonadab. S'il est ainsi, dit Jéhu, donnez-moi la main; et Jéhu le fit monter dans son chariot En même temps Jéhu fit assembler tout le peuple, et il leur dit : Achab a rendu quelque honneur à Baal , mais je veux lui en rendre plus que lui. Qu'on me fasse donc venir tous les prophètes de Baal, tous ses ministres et tous ses prêtres; qu'il n'en manque pas un seul , car je veux faire un grand sacrifice à Baal; quiconque ne s'y trouvera pas, sera puni de mort. Or ceci était un piège que Jéhu tendait aux adorateurs de Baal pour les exterminer tous. Jéhu dit encore : Qu'on publie une fête solennelle à l'honneur de Baal ; et il envoya dans toutes les terres d'Israël , pour appeler tous les ministres de Baal, qui y vinrent tous sans qu'il en manquât un seul. Ils entrèrent dans le temple de Baal , et la maison de Baal en fut rem-

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