LIVRE IV, CHAPITRE XI
cipe que nous adoptons, que la pureté de la doctrine n'est point compromise par des actions coupables qui lui sont étrangères, et que les actions coupables ne sont point excusées par la pureté d'une doctrine qui ne les commande pas. Le sacerdoce juit a pu s'emparer des vérités que le ciel avait
plie d'un bout à l'autre. Il dit ensuite à ceux qui gardaient les vêtements : Donnez des vêtements à tous les ministres de Baal , et ils leur en donnèrent ; et Jéhu étant entré dans le temple de Baal, avec Jonadab, fils de Réchab, dit aux adorateurs de Baal : Prenez bien garde qu'il n'y ait parmi vous aucun des ministres du Seigneur, mais seulement les adorateurs de Baal. Ils étaient donc rassemblés dans le temple pour offrir leurs victimes et leurs holocaustes. Or Jéhu avait donné ordre à quatre-vingts hommes de se tenir tout prêts hors du temple, et il leur avait dit : S'il échappe un seul de tous ceux que je livrerai entre vos mains, votre vie me répondra de la sienne. Après que l'holocauste eut été offert , Jéhu donna l'ordre à ses soldats et à ses officiers, et leur dit : Entrez, et qu'il ne s'en sauve pas un seul ; et les officiers entrèrent avec les soldats , les firent tous passer au fil de l'épée, et jetèrent hors de la ville
leurs corps morts Vient ensuite la promesse que :
Parce que Jéhu avait accompli avec soin ce qui était juste... ses enfants seraient assis sur le trône d'Israël jusqu'à la quatrième génération. »
communiquées à Moyse, essayer de s'en faire un monopole, pour les plier à ses intérêts, comme plus d'un pontife et d'un monarque chrétien se sont emparés de l'Évangile et ont travaillé à le corrompre. Mais, de même que le christianisme n'a été pour rien dans les massacres commis par des prêtres en invoquant son auteur; le judaïsme n'a été pour rien dans les attentats ordonnés par d'autres prêtres au nom de Jéhovah. Il n'est donc pas besoin d'entasser d'absurdes sophismes, pour légitimer d'horribles forfaits. Bossuet, qui loue Samuel égorgeant Agag, et les lévites déposant Osias (i), ressemble à l'Italien Capilupi (2) et au courtisan Pibrac (3), qui
(1) Polit, de l'Écrit. Sainte, liv. VII.
(a) V. ci-dessus la note p. 344.
(3) Lettre sur les affaires de France. La lettre de Pibrac sur la saint Barthélémy est plutôt une excuse qu'un panégyrique ; entre l'ouvrage de Capilupi et le sien, l'opinion avait prononcé son jugement, et le pamphlétaire français prenait la plume pour atténuer ce qu'ayak loué avec tant d'enthousiasme le pamphlétaire italien. Cependant Pibrac invoque, comme Capilupi, l'exemple de l'histoire juive. « Nous voyons dans