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LIVRE III, CHAPITRE III. l

dans lesquels il n'aurait pas pris naissance naturellement : mais il est évident aussi que leur

pu y être apportée. ( Gœrres Mythen Gesch, I, 261 ). Les Chaldéens, dit Abulfarage ( Hist. Dyn. p. 184 ), enseignèrent aux hommes de l'Occident à élever des temples aux étoiles. Chose singulière! l'organisation du sacerdoce indien se reproduit dans quelques îles de la mer du Sud. ( Forster, Voy.roundtheWorld.il, i53i54. Fréville , I , 458. ) Aussi est-il probable que ces îles ont été peuplées par des colonies indiennes. Les Gaulois ne connurent l'usage des statues, que par leur commerce avec les Phéniciens. ( Mém. Ac. Inscr. XXIV, BSg-ÎSo. ) Justin, qui, dans ce qu'il nous dit sur la Gaule, mérite quelque confiance , comme abréviateur de Trogue- Pompée, Gaulois d'origine, affirme que les Gaulois, avant d'être civilisés par des colonies , adoraient des pierres, des arbres, des armes; c'est-à-dire qu'à cette époque, ils professaient un culte pareil à celui des sauvages. Des colonies phéniciennes y abordèrent. La Phénicie était de tout temps soumise à des corporations sacerdotales, dont les colonies portèrent dans la Gaule toutes les doctrines et tous les usages. On remarque la plus parfaite conformité dans les institutions et même dans les dogmes des deux peuples. ( Voy. sur le commerce des peuples anciens avec les Gaulois, Bochart in Chanaan. Mém. de l'Acad. des Inscript. VII; sur le culte d'Isis, qui s'étendit jusqu'en Thuringe et en Silésie , Meiners, Crit. gesch. I, 124. Laureau, Hist. de France -avant Clovis. )

action ne peut être regardée comme une cause première. Dire que telle colonie a imposé des institutions à tel pays , c'est expliquer pourquoi le pays subjugué les a reçues : mais il reste encore à rechercher pourquoi elles étaient établies dans la patrie ancienne de la colonie qui les a portées au-dehors.

Ce n'est donc ni dans la nature de l'homme, ni dans le climat , ni dans les bouleversements physiques, ni dans les migrations des peuples, que réside la cause que nous tentons de découvrir. Elle réside dans une circonstance, qui, tenant de plus près aux notions que l'homme conçoit des êtres qu'il adore, est à la fois indispensable à la solution du problème , et suffisante pour cette solution.

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