‹ De la religionChapitre 142 sur 248 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Résumé de tout ceci.

\Jn voit, par tout le contenu de ce livre, que nous sommes loin de fermer les yeux sur les exceptions, ou pour mieux dire les variétés qui se sont glissées sous la règle générale. Nous reconnaissons ces variétés , et ce que nous en avons dit peut guider le lecteur dans l'application qui doit en être faite à chaque peuple en particulier.

Nous prions donc nos lecteurs de ne pas s'arrêter aux objections qu'on appuierait sur des détails toujours faciles à recueillir, mais qui, généralisés, n'accréditent que l'erreur. Nous sentons fort bien que, si l'on se prévaut de ce que nous disons que le sacerdoce a dominé sous le beau ciel de l'Inde et dans les

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sombres forêts de la Gaule , pour nous accuser de mettre sur la même ligne la religion des brames et celle des druides , on répandra sur nos recherches une couleur de système propre à prévenir contre nous tout lecteur impartial; le moyen est sûr et il est facile. Il ne lui manque qu'une seule chose, c'est la bonne foi. Nous le répétons donc pour ôter ce prétexte à des adversaires qu'on démasque sans les désarmer. Le pouvoir sacerdotal fut différent dans ses formes , s/m étendue et son intensité, chez chacune des nations dont nous avons parlé ( 1 ). Aux

(1) Pour réfuter aussi d'avance un autre reproche qu'on croira peut-être devoir nous adresser, nous rappellerons ce que nous avons dit dans notre premier volume, sur l'action du sacerdoce. « Il ne faut pas s'exagé- « rer cette action. En soumettant, suivant ses calculs et «suivant ses vues, la religion à divers changements, le « sacerdoce n'invente rien. Il profite seulement de ce qui « existe. Son travail n'est pas un travail de création , « mais d'arrangement, de forme et d'ordonnance. Il a « trouvé le germe de toutes les notions religieuses dans « le cœur de l'homme. Mais il a dirigé le développement « de ce germe... » ( Liv. I, ch. g, p. 209. ) Ainsi nous n'attribuons nullement aux prêtres l'invention des dogmes dont ils ont si terriblement abusé ensuite. Leur principe

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