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LIVRE V, CHAPITRE II. 3c

honorable que ceux qu'il nous montre sous les murs de Troie. Tirésias porte un sceptre d'or, ainsi que les rois ;ilest appelé roi lui-même(i). La tradition, certainement fausse, qui attribue à Thésée une classification des habitants de l'Attique, semblable à quelques égards à la division en castes, paraît le souvenir confus d'un temps reculé où cette division existait en Grèce (2).

Nous retrouvons aussi, dans les traditions qui nous sont parvenues sur les coutumes des premiers Pelages , des dogmes et des rites qui caractérisent les cultes sacerdotaux. Hérodote nous parle d'un Hermès à phallus , non pas égyptien, mais pélasgique (3). Plusieurs au-

à lui , en employant l'image et le symbole. Ils les ont employés comme il les employait lui-même. C'était, ainsi qu'aujourd'hui encore chez les sauvages, la langue de tous. La proportion entre les prêtres et le peuple a existé naturellement, parce que le peuple et les prêtres étaient de niveau.

(1) Odyss. X, 195; XT, o,5-i5o. Schleg. Hist. de la poésie grecque.

(2) Plut, in Thés.

(3) Hérodote.

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teurs attestent qu'on voyait des phallus sur les bas-reliefs des murs de My cènes, de Tirinthe, et d'autres villes grecques, comme à Bubastis en Egypte (i). Les Pelages avaient offert des sacrifices humains (2). Des vestiges du culte des éléments et des astres s'aperçoivent dans quelques temples anciens de la Grèce. Le feu sacré brûlait perpétuellement au Prytanée d'Athènes (3). Dans la même ville s'élevait un autel, dédié jadis à la terre (4). Ailleurs la mer était adorée comme une divinité distincte de Neptune. Cléomène lui sacrifia un taureau , en le

(1) Hérod. lï.

(2) Sainte-Croix, des Myst. p. 1 1 et plus loin. « Les « telchines, prêtres de l'île de Rhodes, anciens Pelages, « adoraient la terre, et lui offraient des hommes en « sacrifice. » P. 76.

(3) Étymol. magn. v° npvravâa, p. 694. Ce culte du feu, phénicien d'origine, n'admettait pour représentation de la divinité qu'une flamme toujours allumée.

(4) Thucydide, II, 16. Sophocle appelle la terre la plus grande des déesses. Agamemnon, dans l'Iliade (XVII, 197, etc. ), immole un sanglier au soleil et à la terre. Elle était devenue cependant une divinité subalterne. On la représentait à Athènes dans une attitude suppliante, demandant de la pluie à Jupiter.

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