‹ De la religionChapitre 200 sur 248 · LIVRE V, CHAPITEE V · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITEE V

d'usages sacerdotaux (i). Le dieu du soleil était celui de la musique , par une allusion naturelle au cours des astres; et Pépervier, le type habituel de l'essence divine en Egypte, est appelé, dans Homère, l'oiseau favori d'Apollon (2). Aussitôt , néanmoins , que cet Apollon, Egyptien d'origine, prend une place marquée dans la mythologie grecque, l'esprit national travaille à le dégager de ses attributs astronomiques. Toutes les notions mystérieuses ou scientifiques disparaissent des daphnéphories ; elles ne sont plus que la commémoration des amours du dieu pour une jeune fille rebelle à ses désirs. Un dieu nouveau, Hélios, remplit les fonctions du soleil. Ce dieu, en sa qualité de fils d'Uranus et de la Terre (3), est relégué parmi les personnifications cosmogoniques (4). Il ne joue aucun

(i)Philochor. Ap. Schol. Soph. Md. Tyr, 2i.Avticon.

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