IO;. HÉRODOTE, VIII
(2) Homer. Odyss.
(3) Hésiod. Théog. 370.
(4) Les poètes lyriques, qui sont d'une époque où les notions sacerdotales avaient pénétré , non dans la
rôle dans les fables des poètes; il n'est nommé
croyance, mais dans la poésie et dans la philosophie grecque, chantent Hélios et Séléné en termes qui ne rappellent nullement Apollon ou Diane. Le 29e hymne homérique ( on sait que ces hymnes sont fort postérieurs au siècle d'Homère ) célèbre Hélios , fils d'Hypérion et d'Euryphaesse. ( Apollon devait le jour à Latone et à Jupiter. ) Il ne se lasse pas, dit le poète, d'éclairer et les mortels et les immortels. L'œil étincelant du jeune dieu brille sous son casque d'or, des rayons enflammés ceignent sa tète, et ses cheveux bouclés entourent avec grâce son visage éclatant. Il s'enveloppe d'un manteau diaphane que les vents ont tissu de leur haleine, et sous lui hennissent ses coursiers fougueux, qui descendent du ciel dans l'Océan. Hélios, dit Stésichore, monte dans une conque d'or, et traverse les ondes , jusqu'à la demeure sacrée de la ISuit antique, où, près de sa mère, de sa jeune épouse et de ses enfants qui l'environnent, il se promène sous des bosquets de laurier. La nuit , mollement étendu sur un lit ailé, ouvrage de Vulcain , qui le composa de l'or le plus pur, il parcourt la plaine liquide et arrive chez les Éthiopiens ; car c'est là que son char et ses coursiers l'attendent jusqu'au nouveau signal de l'aurore. (Mimnekm. Fragm. dans Stobke, liv. VI. ) On voit qu'Hélios est uniquement l'astre qui éclaire le monde, tandis qu'Apollon remplit mille fonctions différentes : Hélios est toujours ou sur son char ou dans l'Océan; Apollon est tour à tour dans l'Olympe, où il prend part aux plaisirs des dieux, et sur la terre, où il se passionne pour les intérêts des hommes. Il n'y a de grec dans