‹ De la religionChapitre 211 sur 248 · LIVRE V, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE V

Qu'importe en effet aux Grecs que la victoire de ce fils de Jupiter sur Antée soit , comme i'a développé très-ingénieusement un savant français (i), le triomphe de l'art et du travail sur les sables dévorants de la Libye? que leur importe qu'Hercule, étouffant son ennemi, en l'éloignant de la terre qui lui rendait ses forces, soit le Nil divisé en mille canaux et empêchant le sable aride de retourner dans ses déserts, pour revenir, poussé par les vents, inonder de ses flots brûlants la fertile vallée? Pour eux, Antée n'est qu'un géant, Hercule est son vainqueur. Ni l'idée qu'ils conçoivent, ni les hommages qu'ils rendent, ne contrastent avec l'ensemble de leur mythologie populaire. Seulement, à la fin de sa carrière glorieuse, l'Hercule grec reprend, à quelques égards, les traits de l'Hercule égyptien. Ce dernier, après avoir obtenu de Jupiter-

saient-ils, se montrait tantôt avec une massue, tantôt avec un arc et des flèches, couvert quelquefois d'une peau de lion, d'autres fois d'une armure brillante.

(i) Voy. l'excellent morceau de M Jomard sur les ruines de la ville d'Antaeopolis, Descr. de l'Ég. II ,

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