LIVRE III, CHAPITRE V
est trop connue pour qu'il soit nécessaire de l'appuyer de preuves. Ces peuples punissaient de mort quiconque souillait le feu et les fleuves (i). Cette adoration se combinait chez eux avec l'astrolâtrie (2). Aussi, bien que souvent menacés par les rois , et quelquefois
(i) FraMicus, Hérodote, Strabon,XV, Zend-Avesta passim.
(2) Les historiens chinois qui parlent de la religion des Perses sous les règnes des Sassanides, s'expriment dans les mêmes termes qu'Hérodote. La plupart des prières l'apportées dans le Zend-Avesta sont adressées aux éléments et aux astres. La caverne que , suivant Porphyre ( de Antro Nymph. 6 ), Zoroastre habitait sur les frontières de Perse , représentait les zones terrestres et les élémens figurés. ( Clem. Al. Strom. V. 5. ) Nous avons dit plus haut que le culte des astres et celui des éléments finissaient toujours par se combiner. On peut voir dans les recherches de M. de Hammer ( Annales de Vienne et de Heidelberg, et Mines de l'Orient ) , comment cette combinaison s'opéra en Perse.. « Les livres Zend , dit Creutzer ( trad. franc., I, p. 35a), de concert avec tous les monuments et les témoignages des auteurs grecs, prouvent que Mithras est le soleil. Le Zend-Avesta appelle cet astre l'OEil d'Ormuzd , le héros éblouissant et parcourant sa carrière avec confiance , celui qui féconde les déserts, le plus élevé des Izeds, qui ne dort jamais, le protecteur du pays.» v. ibid. p. 355, Les sept rois prophètes de Perse , nommés dans le Désatir ( voy. note a à
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victimes de persécutions cruelles, les mages ont lutté avec avantage contre leurs ennemis , et toujours, en définitif, ressaisi le pouvoir. L'observation des astres était une partie essentielle de la religion indienne (k) : l'Inde a de tout
la page 68) , se distinguent chacun par le culte spécial d'une planète. Par la suite , et nous aurons occasion de le prouver en traitant du prétendu théisme des Perses, beaucoup de notions étrangères ayant pénétré dans leur religion, l'adoration des élémens se concentra dans quelques sectes des mages. (Cassiodor. Hist. Tripart. X, 3o.) L'une des principales attribuait l'origine des choses aux trois éléments, le feu, la terre et l'eau. (IIammeb, extraits du Burhani-Katii.)
(1) Il y a encore aujourd'hui aux Indes une secte, peu nombreuse à la vérité , qui né reconnaît d'autre dieu que le soleil. Toutes les fables indiennes ont une relation manifeste avec l'astronomie. Nous en choisirons une au hasard. Le dieu Agni, étant devenu amoureux des femmes des sept Rischis , si célèbres dans la mythologie indienne , l'épouse de ce Dieu, craignant pour lui la colère de ces saints hommes , s'il séduisait leurs femmes , prit la figure de chacune d'elles , et satisfit de la sorte son mari en le trompant. Cependant les Rischis, irrités, se séparèrent de leurs épouses, qui furent placées dans le zodiaque et devinrent les planètes. ( As. Res. IX, 86-87. ) De même les douze Adityas , ou fils d'Aditi^ fille de Dakeha , fils de Brama , sont le soleil parcourant les douze signes du zodiaque, et près d'eux sont douze gé-