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LIVRE fïT, CHAPITRE IX

11 en est de même des Mexicains (i), des Hébreux, de tous les peuples méridionaux soumis au pouvoir des prêtres. Mais en remontant vers l'Occident et le Nord, l'hérédité disparaît , et nous trouvons des corporations qui semblent électives.

César rapporte que les membres de la noblesse pouvaient entrer dans l'ordre des druides (2). Porphyre va plus loin: selon lui, les corporations sacerdotales étaient composées, sans distinction de races , de tous ceux qui obtenaient l'agrément de la ville ou de la contrée (3).

L'on ne peut néanmoins admettre que les prêtres, revêtus d'une autorité immense, fussent disposés à en faire part aux premiers

chie à peu près pareille subsiste chez les Guèbres, Cinq classes de prêtres se partagent les fonctions sacrées* Lear principal collège est à Yesd, ville au nord d'Ispahan.

(1) Certaines familles avaient le droit d'être les prêtres héréditaires de Vitzli-Putzli. ( Acosta , Hist natur. et morale des Indes occident.)

(a) César, de Bello Gallico, VI, 14. PsLLoutiER, VII, aS5.

(^) Porphtr. de Abstin. IV, 17.

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venus. Ce qui nous paraît probable , c'est que, si ces corporations étaient électives de droit;, elles étaient héréditaires de fait(i). Nous lisons dans Diodore que chez ces mêmes peuples du Nord, certaines familles étaient chargées, de père en fils , de tout ce qui concernait le culte des dieux (2). Les jeunes nobles étaient astreints à un noviciat de vingt ans , sous la direction des druides (3); et les nations mêmes qui avaient conservé la faculté d'élire leurs princes , re-

(1) Il faut se défier beaucoup des assertions de ceux qui prononcent le plus affirmativement sur des faits séparés de nous par une telle distance de lieux et de siècles. Meiners ( Crit. Gesch. II, 527 ) croit voir au Mexique un sacerdoce électif, à côté de prêtres héréditaires. Le caractère de la religion mexicaine dépose contre cette assertion, et l'autorité des meilleurs auteurs confirme cette évidence morale. ( Acosta, loc. cit. j

(2) Dion. II, 47- Les prêtres des Celtes se disaient de la race de Bor ou des dieux, car Bor était le père d'Odin. ( Edda , 4e fable. )

(3) Les nobles gaulois se faisaient honneur de porter le nom de druides , et d'être affiliés à leur ordre. ( Pei loutier, VII, 282. ) Il y a eu de ces affiliations pour les ordres religieux chez les chrétiens, par exemple, les Jésuites à robe courbe, ete.

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