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LIVRE II F, CHAPITRE X. l'X'J

Ainsi tout, dans le sein des corporations dominatrices, comme à l'extérieur de ces corporations, était monotone, immobile, pour ainsi dire, anonyme. Une discipline pareille à la discipline militaire , qui rend les soldats d'autant plus terribles , qu'ils sont des instrumens plus aveugles, forçait chaque membre de l'association à travailler en commun, sans jamais se séparer de la masse pour se mettre en évidence. Si les prêtres avaient encouragé parmi eux l'espérance de la distinction , elle aurait déconcerté leurs projets par quelque mouve-

l'état primitif de la langue des peuples sauvages. La plupart des noms d'animaux ne sont autre chose que l'imitation plus ou moins exacte pour notre oreille du cri propre à chacun d'eux ( Ib. p. 285. )

Au reste , M. Champollion nous semble se tromper , quand il pense que les doutes émis par de fort bons esprits, comme il le dit lui-même, au sujet de la sagesse et du savoir égyptien, ne proviennent que d'une idée fausse sur l'ancien système graphique de l'Egypte. Ce système est un effet et non une cause. La cause, c'était la division en castes, la superstition, le despotisme exercé par les rois sur la nation , par les prêtres sur les rois , en un mot , le pouvoir sacerdotal , sans frein, sans limites, sans contre-poids, et frappant sans mesure et sans pitié sur toutes les facultés de l'homme.

ment inconsidéré , par quelque imprudence généreuse. Ils voulaient que leur marche fut égale , et leur couleur uniforme , parce qu'ils voulaient asservir la terre et non l'éclairer, la dominer par leur poids et non par leur gloire.

COW SIDERKF.

DANS SA SOURCE, SES FORMES ET SES DÉVELOPPEMENTS

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