LIVRE IV, CHAPITRE IX. I
Tantôt un monarque impie, ayant interdit k culte des dieux, et donné l'exemple du mélange sîfcrilége des castes, les malédictions du sacerdoce le frappent de mort, et son successeur, plus docile, se replace sous l'influence des ministresdes autels( i ). D'autres fois, les destructions périodiques du monde sont attribuées à
Ils allèrent enfin trouver les bramines, et leur demandèrent : D'où vient que vous remportez toujours la victoire, quoùfue nous soyons plus nombreux que vous? Le Mahabarat ne rapporte pas la réponse des prêtres. { Heimn , Idées sur l'Inde, p. 566.)
(i)Bein, ou Vena, fils de Ruchnan, parvenu au trône par la fuite de son père , défendit toute adoration envers les dieux et tonte justice entre les hommes. (Le sacerdoce voit toujours dans l'ébranlement de son pouvoir la disparition de toute justice. ) Il imposa silence aux Bramines, et les chassa d'auprès de lui. Jl contracta ensuite avec une femme de leur caste une union réprouvée, permettant que d'autres l'imitassent, et que les enfants des dieux se confondissent avec les enfants des hommes. Quarante-deux castes mêlées naquirent de ces mariages impurs. Alors les bramines le maudirent et lui ôtèrent Ja vie. Comme il était sans postérité, ils frottèrent ses mains l'une contre l'autre, et de son sang naquit un fils toùi armé , savant dans les saintes sciences , et beau comme un dieu. De sa .main gauche, les bramines firent sortir une fille qu'ils lui donnèrent pour femme. Il régna jusi- U. 12
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la diminution du respect pour l'ordre sacerdotal; et toujours du sein de l'abîme sortent des bramines j pour gouverner l'univers ressuscité (i).
Il est vraisemblable que des révolutions analogues agitèrent l'Egypte, durant ce qu'on
tement, protégeant ses sujets, maintenant la paix, punissant les désordres et honorant les bramines. (As. Res.
(1) Lors de l'une de ces catastrophes, dans le second âge, disent les Indiens, il y eut un petit nombre d'individus de la caste des bramines, de celle des commerçants et de celle des artisans qui furent épargnés; mais il n'y en eut aucun de la caste des guerriers ou princes, parce qu'ils avaient tous abusé de leur force et de leur pouvoir. A la renaissance du monde, une nouvelle caste de gouvernants fut créée; mais, pour qu'elle ne fût plus ainsi disposée à s'égarer, elle fut tirée de la caste des bramines; et Rama, le premier de cette nouvelle caste, fut le protecteur des prêtres , et ne se dirigea que d'après leurs conseils. Les lois de Menou font mention de plusieurs races de guerriers devenus sauvages , c'est-à-dire s'étant affranchis du gouvernement théocratique et de la division en castes, entre autres les Pehlaves, que Schlegel conjecture être une tribu des Mèdes, dont la langue s'appelle encore le pehlvi. Ce fait viendrait à l'appui de ce que nous avons dit ci-dessus, que même en Médie, et à plus forte raison chez, les Perses, depuis la conquête de la Médie par Cyrus, la division en castes n'a pas subsisté