‹ De la religionChapitre 95 sur 248 · I.IVBE IV, ClfAPlTIlE IX. l · texte numérisé non relu

I.IVBE IV, ClfAPlTIlE IX. l

inséparable du despotisme dans les yieux empires. La victoire d'Agrada fut facile.

Ce qu'il fit d'ailleurs, ses conquêtes, ses ruses, ses institutions vantées qui aboutirent à léguer l'Asie à un insensé , et à fonder une dynastie qui dura sept ans, toutes ces choses nous sont étrangères. Ce qui nous intéresse , c'est d'appren4re quelle fut sa conduite envers le sacerdoce du vieux empire qu'il avait conquis.

La religion de la Bactriane était une religion sacardotale. Elle consacrait la division en castes (i), et la caste des prêtres, héréditaire et puissante , participait au gouvernement , et marchait en tête des pompes et des solennités de la cour.

Le chef des barbares fut ébloui par ces

« inférieurs aux Mèdes ni en valeur belliqueuse ni en « toute autre ehose. Séparez-vous donc au plutôt d'As- '* tvage> » (Hérod. 1 , 126. ) Ce qui fut dit fut fait. Astyage, après avoir donné Tordre d'empaler quelques mages ses conseillers, fut vaincu dans la première bataille, et pris dans la seconde:

(1) Voy.jci-dessus le chap. sur la division en castes.

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solennités et ces pompes. Il se hâta de s'enentourer, avec cette vanité naïve qui n'est point étrangère aux rois nés sur le trône, et qui distingue à plus forte raison les rois par^ venus. La civilisation mède opéra sur lui une révolution analogue à celle que la civilisation chinoise a plus d'une fois opérée sur les Tartares. Toutes les coutumes de Médie furent imitées (i), et les institutions religieuses ne furent point exceptées de cette imitation. Rien n'étant moins proportionné à l'intelligence agreste et peu exercée des Perses , que les abstractions et le mysticisme d'un culte vieilli, le Zend-avesta , qui dès-lors régissait les Mè-

(l) Les témoignages de toute l'antiquité s'accordent sur ce point. Hérodote parle de la facilité avec laquelle les Perses adoptaient les pratiques étrangères (I, » 35). Les écrivains juifs, lorsqu'ils font allusion aux institutions dès Perses, les nomment toujours les lois des Mèdes et des Perses réunis. (Esther. I, 18. Daniel, VI, 8. ) Platon reproche à Cyrus les désordres qui commencèrent sous Cambyse, et se prolongèrent après lui, désordres produits, dit-il, par l'influence des femmes et des eunuques, c'est-à-dire par l'imitation des mœurs corrompues d'une cour efféminée. (De Legib. III.)

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