CHAPITRE IX
Des Explications quon a données des mystères.
Il est maintenant facile^ à ce qu'il nous semble , de concevoir l'erreur de la plupart de ceux qui nous ont précédé dans ces recherches. Cette erreur est de la même nature que celle des érudits dont nous ayons parlé dans notre premier volume (i). Le théisme, le panthéisme, les crises de la nature physique , la découverte des arts , les progrès de la civilisation ; toutes ces choses se trouvaient dans^ les mystères \ mais aucune n'en était la doctrine unique , aucune n'y était enseignée exclusivement, aucune n'y était révélée à tous. Le sacerdoce du polythéisme indépendant agissait envers les profanes , comme nous avons vu les prêtres du polythéisme sacerdotal agir envers les étrangers (2). Depuis Je dévot le moins éclairé , jusqu'au philosophe amoureux des spéculations les plus abstraites , tous y rencontraient , en raison de leurs lumières , des révélations satisfaisantes (3). Les hiérophantes de la Grèce lais-
(1) T. I, liv. I, ch. IX., p. laS, 2« ëdit.
(2) T. III, p. 92.
(3) Si le lecteur youlait trouver de nouveaux développements à