LIVRE XIU, CHAPITRE IX
salent croire à Platon que les mystères contenaient des préceptes de morale (i), à Varron, que des vérités physiques y étaient renfermées (a); ils permettaient à Diodore d'y reconnaiti^e des faits (3) ; à Plutarque, des doctrines, tantôt le dualisme (4), tantôt les peines et les récompenses à vienir (5) : ils révélaient à d'autres l'origine humaine des dieux et l'apothéose des législateurs (6).
Aussi les anciens se sontrils trompés comme les modernes , lorsqu'ils ont choisi arbitrairement ce qui s'accordait avec le système dont ils s'étaient déclarés les défenseurs , et qu'ils ont rejeté les explications qui ne s'accordaient point avec ce système. Quand Plutarque s'élève contre ceux qui , comme Évhémère , attribuaient aux mystères un
joindre à ceux que nous lui avons présentes sur la diversité des explications que les prêtres donnaient simultanément, mais aux diverses classes des initiés, il pourrait consulter Schmidt, de Sacpr dot. et Sacrif. ^gypt, p. 78.
(1) Platon, Gorgias.
(a) AuG. Civ. Dei, Vn, 28.
(3) Dion. I, Q2.
(4) Plutabch. de Or. Def., i3-i5; de fac. in Orb. Lun.; de Isib.,
(5) Plutarque cite les mystères comme enseignant les pumUons des âmes impures, et les récompenses progressives des âmes purifiées dans cette vie.
(6) Ne savons-nous pas, dit Cicérok (Tuscul., I, iîi-i3), que Je ciel entier est occupé par le genre humain ? que les dieux du premier ordre sont montés de la te^re au ciel? Souviens-tw , puisque tu es initié, de ce que les mystères enseignent.
sens historique, ou qui les interprétaient, comme Varron , par la physique , Fagriculture , ou les air légories, il n'est pas dans une opposition moins directe avec la yérité , que Warburton , Villoison ou Boulanger.