LIVRE XIV, CHAPITRE V
introduite en Grèce, presque contre les lois, par un sacerdoce qui veut se dédommager ainsi du peu de puissance qu'il possède dans l'état, et cette religion occulte , appelant , invoquant , s'incorporant tous les rites et tous les dogmes sacerdotaux.
Dans tout l'Orient, dans le Midi, dans les Gaules, des prêtres tout-puissants , et avec eux; , tout ce dont nous avons remarqué l'absence en Grèce , l'état stationnaire, l'immobilité de l'intelligence et la servitude.
Chez les Romains , la lutte de l'esprit sacerdotal contre le polythéisme indépendant , la conservation de tout ce qui caractérise les religions sacerdotales , aussi long-temps que leurs vestiges se perpétuent; mais la disparution de toutes ces choses , dès que le pouvoir des prêtres est vaincu.
Maintenant nous venons de voir en Scandinavie une marche inverse ; d'abord un polythéisme libre de la domination sacerdotale ; plus guerrier que celui des Grecs, mais reposant sur les mêmes bases , n'admettant que le même anthropomorphisme ; puis une colonie de prêtres qui remporte une victoire funeste et soudaine. L'anthropomorphisme simple , naturel, proportionné à l'époque , est aussitôt remplacé par tous les égarements , toutes les barbaries , toutes les subtilités inhérentes au polythéisme sacerdotal.
COMSIDlÊRiB