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toutes, vu leur opacité (qui est un avantage dans la peinture à Thuile), un effet détestable. Les blancs à base calcaire, comme la craie, se décomposent facilement dans Teau acidulée.
Vargik blanche et non cuite se délaye dans Teau simple.
Blanc de plomb ou Céruse. — G^est un carbonate de ce métal; sa teinte est un peu grisfttre ; il disparaît au contact de Tacide ehlorhydrique affaibli et de quelques autres; mais il en reste quelquefois une trace opiniâtre qui ternit un peu le noir brillant des hachures.
Le blanc dit d'argent est identiquement la môme matière , mais plus pure ; de là le nom qu'il porte. Il ne retient pas, comme le blanc de céruse, des traces d*hydrogène sulfuré, mais il est plus tenace, parce que peut-être on y mêle du sulfate de baryte, sel insoluble. Le blanc dit léger aurait-il également la même base ? Un chimiste m'a dit que c'était un oxyde d'antimoine, ou qu'il en contenait.
Ces blancs doivent aux divers procédés de préparation la variété légère de leurs nuances. Le chlorure de chaux fait passer le carbonate de plomb (en deux ou trois heures) au rouge^
hr^ue foncé; Fadde chlorhydiîque étepda d^eau enlève le tout. C'est peut-être le moyen }e plus efficace à employer pour s'en délivrer complètement.
Il arrive que le blanc de plomb, quand il rencontre dans Tair quelques parties de gax hydrogène sulfuré, ou quand il est mêlé à<^rtaines couleurs, se change en une matière noire qui est un sulfure. M. Thénard , à propos de ^eau oxygénée, dont il a fait la découverte, signale Taction soudaine de ce liquide sur le sulfure de plomb.
Bkmc de zinc. — Cette couleur moderne est an protoxyde de ce métal; elle n'a pas, comme le blanc à base de plomb, Finconvé^ nient de noircir au contact des émanations hydrosulfureuses, ni celui d'altérer la santé de ceux qui la préparent. Elle doit céder à la plupart des acides affaiblis par l'eau.
Argent en coquille. — Cette couleur, sans cohésion, s'écoule d'ordinaire dans leau au jmoindre frottement. Si elle résistait, on y ap* pliquerait un pQU de mercure. Quelquefois cet cet argent contracte une teinte noirâtre, dur, je crois, au contact du ga% hydrogène stdfiiré;
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Cette teinte est détruite par TammoDiaque.
2^ Des Couleurs moires. — La plupart des noirs , de nature végétale ou animale , se décomposent aisément. Il n*en est pas de même de ceux, malheureusement très usités, qui ont pour base le charbon. J'ai déj& parlé plut haut (pages 73 et 78) de Tencre ordinaire et de Tencre de Chine.
Noir d'ivoire. — Formé d'ivoire calciné et carbonisé, ce noir offre-t-il plus de chances d'être un jour décomposé que l'encre de Chine, dont le principal élément, le noir de fumée, résiste & toute action chimique T Je n'oserais l'affirmer : je n'ai jamais pu parvenir qa'& Ini Ater, & l'aide du chlore, une partie de son brillant.
Cette inaltérabilité est d'autant plus aifligeante que cette couleur se rencontre assez fré^ quemment sur les estampes coloriées , à Tétat simple ou mélangée de blanc.
Noir de sèche, — Il est tiré du liquide ndr que sécrète le mollusque nommé sèche ^ substance qu'on a regardée longtemps à tort comme la base de l'encre de Chine , et dont on ne connaît encore qu'imparfaitement la oom-
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position. Cette matière ^ de nature animale, doit se décomposer dans le chlore on le chlonure de chaux (i).
Teinte neutre. — Ce noir, assez employé dans Taquarelle, est composé de gallate de fer on de la liqueur fournie par la sèche unie au Uea de Prusse. L*eau de Javelle ou le chlorure de chaux enlève le noir ; mais il reste une teinte bleuâtre qui cède à une dissolution très lûble de potasse.
Teintes grises. — Elles laissent une trace noirfttre ou s*e£facent complètement, suivant le noir qui entre dans la composition. Quant aux couleurs blanches qu'elles contiennent; elles cèdent aux moyens indiqués plus haut, comme si elles étaient isolées.
3** Des couleurs rouges. — Ces couleurs s^effacent toutes plus ou moins complètement par divers procédés que je vais signaler.
Vermillon (deuto-sulfure de mercure). — H. Thénard dit, à Tarticle Sulfure de mercure^ que le vermillon résiste à presque tous les
(I] Yoy. plus loin le paragraphe Sepia et la note qui iTy fapporte.
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agonUi. Co( advnrbe presque oii fort coniririant; J*auraiii voulu connaîtra lo» a(j[onu qui font oxcoplion.
J*ni vu to vermillon diHparattre en une demiheure dana Tenu de Jnvotl» mAléo à deux vo»
luHàoa d*eau, niui» le remède est violcnl. Qualquea puiaanntH ucidoKi Utla que Teau rA^U« la dâoompoaeraiont , mai» en déaorRaniaani la papier. En attendant un procédé plua cottve»
nable, Je couvre rcttn coulour de chloruradi chaux à TiUat de houiUin, tel qtt*on lo trouva au fond du vaae où Ton a préparé le chlorure liquide (page IS). Quelquea heuraa aprèi cette pAte eitt abche ; J*en enlève le groa au grattoir, et J*en diiMoua le résidu an rarroaant de quol(|uoH gouttes d*oau acidulée. Gomme la vermillon est uno des teintes les plus uailéei dans le coloriage , j'ai fait mille efforta pour trouver un nuire remède, mais sans succès (1).
(1) tldtiHPilniU-on À lioter to noufre du moroura avsc uno pUo AglHPiAnt (t'unii mt-UinD tnAnlèrdf t/éltetrlctté na fléoompOHO, Js cmlMi qtto don oxydoi et dot ieli m4* talUquoi, à rélat libre, et aoa méléi 41a gomma ara* bique ou iutrei eubilattooii qui lerveat à lltar laa a«ii*
MS EgiÀMPES. i(n
CmvUn.-^4imid couleur Tégélale est eitrtiie de la cochenille* Pore, elle se décolore sor4ochamp, sans laisser aucune trace, au contact â\uk pinceaa imbibé d'eau de Javelle &ible ou do chlore, La laque carminée se comporte de ■lème , mais avec plus de lenteur, sans doute à cause de ralumine qu'on y a mêlée, et qui lui doBAO de la fixité (1). Le carmin fiœe de gansée cède immédiatement, en dépit de son aoBi, an chlomre de chaux appliqué an pinceau , puis humecté avec de Facide chlorliy^ driqiie très affaibli. L*acide sulfureux liquide fûl^alement disparaître , à froid, le carmin de garance.
Il existe un rose de cobalt qui résisterait sans doute à tous les agents chimiques, comme l'oxyde du même métal (voy. plus loin Tarticle Cauleun bleues) ; heureusement cette couleur
leon dflttinéet àTaquarelle. M. Dumas fignale le pixH tocfalorure d*étaiii comme ramenant à Tétat métallique presque tous les composés de mercure. Saas doute eette réduction ne s opère qu*à la chaleur rouge.
(1) Je n'ai pas étudié les autres laques, diversement c ol orée s , qui sont des couleurs du même genre.
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est pea employée , vu Télévation de son prix. Elle a pour élément Toxyde de cobalt calciné avec de la magnésie.
Un sel de cobalt, soit dit en passant (le chlorhydrate, je crois), est la base d'une encre sympathique curieuse. Elle est, sur le papier, d*un rose clair ; chauffée* elle tourne au bleu ; éloignée du feu , elle pftlit et reprend bientM, surtout si Tair est humide, sa teinte rose et son invisibilité. On doit naturellement écrire sur un papier de même nuance.
Rouge pourpre de Cassius. — Mélange de protoxyde d*or et de deutoxyde d'étain ; couleur fort éclatante qu'emploient les peintres en miniature et sur porcelaine. Comme elle est fort chère, on doit la rencontrer rarement sur des estampes. Je ne Tai ni essayée ni mâme vue ; mais je la crois facile à décomposer par plusieurs acides. Il existe aussi un autre rouge pourpre à base de mercure.
Carthamine,-^ C'est un rouge végétal provenant de la fleur du carthame , et qui disparaît probablement tout de suite dans les chlorures.
Minium (^deutoxyde de plomb), — Cette couleur rouge-orangé s'emploie dans le oolorii
à la gomme, sous le nom de rouge de S€t^ tume Elle cède sur-le-champ à Facide cblorhydrique faible et à quelques autres.
Eouge^iquCy dit Colcothar ou Rouge d'An-' gleterre. -- C'est un sesquioxyde de fer d'une teinte très solide, qui forme la base de la sépia de Rome et de plusieurs autres couleurs d'ombre. Il ne disparaît qu'après un séjour d'a« moins vingt-cinq minutes dans une solution d'acide oxalique assez concentrée, et maintenue bouillante (voy. la note de la page S8).
Les chimistes prétendent, comme je l'ai déjà dit à l'article Taches d'encre (ibid.), que le contact de l'étain favorise la décomposition des oxydes de fer par Tacide oxalique ; on jettera, i tout hasard, dans le liquide, quelques morceaux d'étain en feuilles. On pourra essayer aussi des procédés signalés pages 7:i et 88.
Un rouge-brique analogue, dit Fleur d'Or^ léans^ disparaît de la même manière.
Il existe encore d'autres rouges de nuances U>ès vives, tels que le réalgar ou bi-sulfure rouge d'arsenic , le bi-iodure de mercure , espèce de vermillon. J'ignore si on emploie ces matières pour l'aquarelle. En tout cas, on les-
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décomposerait, je pense, par le cblorore de chaut , Tacide nitrique , ou autres acides plot ou moins étendus.
Uicarlaie dit anglais^ d'un ton fort éclatant, s^efface au bout d'une heure environ dans le cborure de chaux.
J'ai quelquefois enlevé , k Taide da même chlorure, les traces de certaines teintes rongebrique que Tacide oxalique n'avait pn dissoudre. C'était peut-être une teinte mélangée de vermillon, car les couleurs ne sont pas toujours à Fétat de pureté. Cette remarque, an reste, s'applique à toutes celles que je signale.
4* Des Couleurs jaunes. — Je me sois déjà occupé , au chapitre Tacheê , de cette teinte considérée comme tache très commiraet et due à bien des causes différentes ; je n'en parlerai plus ici qu'à titre de matière colorante. Les couleurs jaunes s'efTacem aisément, hors celles à base d'oxyde de fer.
Jaune de chrome. — C'est un chromate de plomb , d'une nuance plus ou moins orangée selon le degré de calcination. Cette conlenr se décompose rapidement au contact d'nn grand nombre d'acides. Je citerai , comme loojoon,
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le DMHBS cher de toas, Tacide cblorhydriqne, mflé à dix on dovze fois son^ volume d*eaH.
L*eaa de Javelle et la dissolntion de potasse 1res afbiblies la font également disparaître.
Jamie de iViopIes. — G*est qb protoxyde de plomb imi à Toxyde d*antimoine et mêlé d*ar« gile. D se décompose par Facide chlorliTdriqiie.
Chfmrne-^tte. — L eau cbande oa même firoide mdève, sur un papier encollé * et bien fisse, cette conlenr végétale. Le cblomre de duuK faible on Talcool effaceront les traces, sll en reste.
/(Stoiedît Ind^.^ Disparaît presque dans Feau simple^ ajouter an besoin h Fean quelques gouttes diacide cblorbydrique. G*est une matière animale provenant de Furine du bnfRe on da cbamean.
Jaune de Sienne. — Cette couleur, à base d*oxvde de fer, cède à une dissolution d*acide oxalique maintenue cbande pendant un quart dlienre. Je Fai vue, je crois, s^efTacer aussi à froid dans plusieurs autres acides étendus d*ean. La solution chaude d'acide pbosphorique U réduit à une trace noirâtre que le cblomre de chanx enlève.
lis mtcoLoniAOR
Ocre jaunr. — Golto rouloiir, à biiiie d^oxyda do for liydrntf^ inAlâ ou conihinrt avoc Targilo, nst |)luK 011 mniiiN rnugrAlrn «uivniit non dogré do cnlrination. CAmt do touH los jaunos la {duN tniinro. On pniit rnffnibliron rflrrosantde chlorurn dn rhiiux , puiH nii»uilo d*cau ncidul()o, Inquclln oinpnrln utin portion do la Goa« lotir, on niAmo UMn|)N quVllo dérompoie le cliioruro. 8*il N^ngiNfinit d*uno pnlile oiit&inpei on pourrait gnrdor cotto traco jaunAtro o( raocordor nvoo iia tointo Ion autrcii portions dn pnpior.
Pour dr^ooniposnrcomplAtonient Tocre jaune, il faut avoir rocourn oncoro ii cet acide oxaliquo dont jo rodonto Ion consAquonces ; Toitanipo doit rontor onviron uno donii-houro dani uno diHHointion do cot acido maintonuo bouillanto. Pont-/^tro la di^ronipoaition iorait-flllo brauconp plun rapido ni Ton pouvait fairo intrrvonir daim cotto opiiratiou rinfluenco Alectriquo nouh uno formo quolconquo (1).
(t) \é9 protoohloruro d'illaln, Norto do mI erlitallM •n fti|uUl0it a la propriété (ronlover Toiygène k beauooup d« oorpi; mati o*aft probablemeat daat «■
Massicot on Utharge (protoxyde de plomb).
— C'est un jaune pc ui je crois, dans raquarelle, et que dis v< obablement la ^npart des acides afia
Safran. — Couleur i végétale qui
cède an chlore. L*acide snlfùrique lui communique une teinte bleue, et Tacide azotique une Iràile Yerte.
OrfnmenL — Cette r d'un jaune ci-
tron très vif est, com le n ^, on sulfure d'arsenic, ou nalarel, préparé artificiellement L'orpiment tl, selon H. Lefort QCkimie des couleurs)^ se décompose par l'adde nitrique. Celui qu j'ai essayé était détruit p«r le chlorure de chaux. Je crois qu'il se dissolvait également dans l'ammoniaque.
Jaune de Cadmium. — Cette couleur, dite ai»si jaune brillant , est un proto-sulfure de ce métal. L'acide chlorhydrique affaibli la décompose avec dégagement d'hydrogène sulfuré. Si on la mélangeait à la céruse, elle la
Kt, à une haute température. A Tétat de soiuUoo chaude, ce sel ne peut décomposer les taches de rouUle, au- IrnBeiit dit , désoxyder le fer.