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ferait peu à peu tourner au noir, ?n qu'il m formerait un sulfure de plomb.
Il existe plusieurs autres couleurs jaunes oo orangées que je n*ai pas essayées, telles que riodure de plomb, Tiodure de mercure^ la jaune dit de Hall, etc. Au reste, quand je dta* rais tous ces produits chimiques , la lecteur n*en serait guëres plus avancé que pnoi même. Comment distinguer sur le papier qu'il racou« vre tel jaune de tel autre? Il me suffit d'avoir cité les plus usuels.
Or en coquille. — C*est de Tor pur k Tétat de division extrême, tenu en suspension dans de la gomme arabique. Ce métal ne peut être dissout que par l'eau régale (dite cbimiqM»
ment acide cblorazotique), mais cet agent trèi énergique détruirait le papier. Par bonheur, cette poussière d*or disparaît dans un baii d*eau pure ; on en opère Tentralnement ooflie plet & Taide d'une éponge douce ou d'un blair reau. Au besoin on y appliquerait du mereuit chauffé & 60 degrés.
Jaunes orangés. — J'ai peu de choses I dire sur les teintes orangées, couleurs mixtiit intermédiaires entre le jaune et le rouge. Rapi» \
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iid que plonean jaunes francs (eoulear ) contractent par la caldnation prolon* . teinte orange an point de se rapproleauconp du ronge. Les nuances oranes plus vives, sinon les plus solides, ré* t, je crois, du mélange des rouges et des I les plus éclatants. Pour les effiicer, on recours aux agents qui attaquent isoléles couleurs qui les constituent ; le point le est de les bien reconnaître, ite couleur qui acquiert par la calcination (T Toxygénation un ton plus prononcé, {rave, doit se décomposer moins aiséque la nuance plus claire d'où elle dérive.
lance orangée des jaunes de mars, de lê, etc., se trouve dans cette condition.
i COULEURS BRUNES. — La plupart des s brunes ont pour base le fer plus ou i-Ofxydé mélangé à d'autres substances ras de nature végétale , animale ou carie. Dans le coloriage des estampes enlouvent des teintes brunes composées de ^ éléments ; si une partie de ces éléments at se dissoudre , on ne saurait les effacer salières. Ainsi celle qui contiendrait un
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noir carboneux laisserait nécessairement sor le papier une tache noirâtre indélébile, supposé que les autres couleurs qui s*y mêlent fussent détruites. Si au contraire Fencre ordinaire entre dans sa composition , elle pourra s'effacer. Cette observation, du reste « s*applique à toutes les couleurs factices résultant du mélange de plusieurs autres (voir, plus loin. Couleurs mixtes).
Je vais maintenant parler en détail de quelques teintes brunes, simples ou composées.
Sépia (en italien seppid). — Dalis ma première édition je n'ai, au sujet de cette substance, exposé que des idées assez vagues. La question était pour moi fort obscure, parce qu'on a donné à la même matière des noms divers, selon sa teinte plus ou moins foncée, provenant de mélanges, ou du degré de caldnation. Il y a la sépia anglaise et française, et la sépia de Rome. M. J. Lefort, dans sa C^mie des couleurs^ p. 210, n'en mentionne qu'une sorte : la sépia naturelle. Je vais citer quelques passages de son livre : « La sèche,- « mollusque céphalopode très commun dans « la Méditerranée, Tocéan Atlantique, etc.,'
« possède près du cœur une vessie remplie « d*une liqueur brune ou noire qui, desséchée, « fournit la couleur brune connue sous le nom « de sépia, r>
Il nous apprend ensuite que les pécheurs font sécher ces vessies au soleil et les livrent à rindustrie, qui réduit la matière en poudre inn palpable, la broie et en forme des pains à Tusage de Taquarelle. « La sépia, ajoute-t-il, <c contient de la gélatine , du phosphate de « chaux et quelques autres terres. De Blàin- « ville croit qu'elle doit sa couleur à une mate tière animale qui a quelque analogie avec la « matière urinaire. » Il dit plus loin : « Il est « rare que les tons bruns s'obtiennent sans « mélange. )> Puis il cite les substances qui y sont mêlées, telles que Tocre jaune calcinée, le noir de fumée ou le noir d'ivoire, et le bioxyde de manganèse.
Voilà des mixtures qui doivent rendre certaines sépias indécomposables. II faut nécessairement tâtonner, quand on veut enlever cette couleur sur une estampe : car personne, je pense, n'en saurait, à la simple vue, deviner an juste la composition. Tout ce que je sais,