RÉPARATION DES DÉCHIRURES, ETC
fit, le plus souvent, de glisser rextrémiti amincie de la lame entre les deux papiers pou: les désunir sur-le-champ, sans qu'il en résulb d'autre inconvénient qu'une faible trace d( gomme desséchée au verso de l'estampe.
Il est bien entendu que la feuille gravée el celle qui sert de soutien doivent être sèches au même degré , sinon l'une des deux serait plus tard moins tendue que l'autre et grimacerait. Quand donc il s'agit d'appliquer à la gomme, sur un fond bien sec , une estampe récemment redressée à la presse, il faut s'assurer si elle a perdu toute trace d'humidité. On pourrait du reste mettre en presse les deux papiers supe^ posés pendant vingt-quatre heures ; ce temps suffirait, je pense, pour équilibrer parfaitement leur étal hygrométrique.
On verra, aux chapitres suivants, figurer assez souvent l'emploi de la gomme.
VHI
B0UBU6E DBS BSTAIPE8.
Une ancienne estampe d'art perd toujours à être doublée : Tamateur veut pouvoir examiner en transparent les vergeures et le filigrane du papier, qui attestent souvent l'époque du tirage et Vétat de la gravure. Cependant , si ce papier avait si peu de consistance qu'il se plissât dans les cartons , ou si le verso était imprimé ou barbouillé d'un noir indécomposable , il serait convenable de le doubler, d'autant mieux qu'oii a toujours la fa-
culte de le ramener plus tard à Tétat sin Mais il est un cas de doublage plus urg c^est lorsque Tcstampe a subi un grand i bre de restaurations de tout genre. Au i de la presse , elle grimace souvent sur i ques points ou dans son ensemble ; on a qucra donc au verso un papier qui en C( lidera et en redressera toute la surface.
Doublage sur fond libre. — Les feuill doublage peuvent sans inconvénient être minces ou plus épaisses que les pièces à bler; Tessenticl, c'est qu'elles soient enc( au môme degré. S'il était impossible de i faire à cette condition importante , il vau mieux qu'elles fussent plutôt plus que f] absorbantes : car, en ce cas, l'estampe à sec bomberait un peu du côté du recto, d moins désavantageux que le défaut contr soit qu'on l'encadre, soit qu'on la conser portefeuille.
On peut constater ainsi que deux pa sont encollés au même degré : on tire de cun d'eux une bande d'égale dimensic coupée dans le même sens ; on les hui dans les mêmes circonstances, puis on les
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proche avec précision; il est facile alors de juger si la dilatation est identique. Pour quiconque a un peu d'habitude, il suffit même de jeter une goutte d'eau sur chaque papier, et de suivre les effets de Fabsorption , pour savoir à quoi s'en tenir.
Je suppose le papier convenable trouvé. On mouillera les deux feuilles; puis, quand elles seront un peu ressuyées, on étendra sur le verso de l'estampe une couche de colle de pâte. Le pinceau dont on se servira doit être assez dur sans l'être trop , et assez large pour abréger l'opération. Quant à la colle, elle sera Uanche, passablement épaisse et surtout bien homogène dans toute sa masse, ce qu'on obtient en l'agitant longtemps et en y ajoutant au besoin un peu d'eau.
Il est aisé de préparer soi-même cette colle : on délaye de l'amidon dans de l'eau pure , à froid, à raison d'environ trente grammes pour un demi-litre ; puis on fait bouillir cette eau laiteuse pendant quelques minutes. J'ai ouï dire qu'en délayant l'amidon dans une décoction de riz, on obtenait une colle plus blanche et moins sujette à jaunir avec le temps. Quant
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ù rnlun qu*on y ajoute (luolqunfois pour la rendro plus tonaco, jo nVii vois pas la nôcossité : c\\st pn^paror uuo diflloult^ jl colui qui| dans TaYoïnr, jugerait convcnablodopérorlo décollage. J'ai la bonne habitude aujourd*hni do jeler un petit morceau de oamphro au fond du vase qui la contient. Uno fois imprAgnéo de cette odeur, elle peut se dessécher à la surface, mais jamais se corrompre,
On trouve au besoin chez tous les marchands de couleurs pour peititrcs en bâtiments une colle satisfaisante et bien assez blanche. Il faut la prendre (i IVtat de gelée forme, mais éviter celle qui est mêlée de portions avariées, moisies et grumeleuses.
Je reviens maintenant t\ l'opération dn doublage sur fond libre, en avertissant toutefois le lecteur que j'ai rarement recours aujourd'hui }\ ce système et no rapplique qu'à do petites pièces qu'il s'agit de doubler légèrement.
Quant d celles ({ui dépassent trente centimètres en longueur, je les double toujours sur fond tendu (voir ci-tiprôs).
L'estampe étant appliquée sur un fond net et uni, on étend au verso la colle assez vive-
ment; on promène d*abord le pinceau çà et là, pois on lui donne un mouvement uniforme, ayant soin d*enlever les grains de sable , les grumeaux, les poils échappés au pinceau, etc., tous corps étrangers qui formeraient des boursouflures quand le papier serait sec. On veillera à ce que le pinceau n*enlève ou ne déplace aucune des bandes ou pièces qui auraient été appliquées pour baucher des trous ou rapprocher les bords des déchirures.
On étalera ensuite une couche de colle de la même manière et avec les mêmes précautions sur la feuille de doublage, qui dépassera les limites de Testampe de deux ou trois centimètres. Alors on posera à plat l'estampe sur cette feuillç, dont on rognera aux ciseaux tout ce qui déborde, afin d'éviter de reporter sur la gravure la colle étalée sur cette partie excédante.
Les deux feuilles superpoisées , il s'agit de les faire adhérer parfaitement sur tous les points de leur surface. On commence par appuyer au milieu de Testampe avec un tampon de linge fin ou une éponge douce qu'on promène à plusieurs reprises du centre aux extré-
mités. On chasse ainsi les bulles d'air qui formeraient dos ampoules. Pour se délivrer complètement de CCS bulles, il faut successivement décoller, puis recoller (en soulevant les coins) toutes les portions de Testampe. On étire tantôt celle-ci , tantôt le papier de renfort, sans pourtant négliger d'agir avec une certaine régularité : car, si Tune des deux feuilles avait été plus allongée que l'autre « elle se retirerait trop en séchant, et ferait onduler la masse. On remouille , s'il est nécessaire, k l'éponge humide; on s'assure qu'aucune des pièces ou bandes do soutien n'a été dérangée; puis enfin, quand l'ensemble parait bien uni et bien adhérent, ou met en presse, comme je l'indique page 18. Le papier qui double touchera le bois de la table, et, sur le recto de l'estampe , on appliquera une main de papier buvard, qu'on couvrira d'une planche (ou d'un carton) chargée de poids.
J'ai conseillé l'application de la colle sur les deux papiers ; mais on peut en mettre seulement sur le verso de l'estampe, qu'on posera sur le papier de doublage préalablement mouillé et bien étiré. La couche de colle étant
moins épaisse , Testampe n'en conservera que plus de souplesse. L'excès de colle prédispose d'ailleurs le papier à devenir cassant, comme il arrive pour le linge trop chargé d amidon.
Ce dernier procédé serait donc le meilleur et le plus expéditif ; mais , en chargeant de colle les deux papiers, on les place ainsi positivement dans les mêmes circonstances , ce qui, en certains cas , peut donner lieu à un collage plus parfait. L'amateur choisira. Il est libre aussi de procéder en sens inverse, c'est-à-dire d*appliquer le papier de doublage sur le verso de Festampe. Les résultats seront toujours les mêmes.
Quelques personnes auraient peut-être l'idée d'employer, au lieu de colle de pâte , des colles formées de matières animales ou gélatineuses appliquées à l'état de couche très mince. Je préfère la colle de nature végétale ; elle est bien assez tenace et moins sujette à attirer les vers, ainsi qu'il arrive pour les reliures anciennes où l'on a prodigué la colle-forte.
Doublage sur fond tendu. — Ce procédé, le seul convenable pour les grandes pièces, est celui que je mets le plus souvent en pratique.
à moins que je ne veuille doubler mon estampe d*un papier mince et léger. Dans ce dernier cas il serait impraticable, car il exige Temploi d'une feuille de renfort assez épaisse et d'une pâte résistante, vu que, retenue par les bords, elle aura, en séchant, à supporter une tension énergique.
L'identité , sous le rapport du degré d^encoUage , des deux feuilles qu'on va réunir, est toujours la condition essentielle , et les préparatifs qui précèdent l'opération sont les mêmes que ceux du doublage sur fond libre. Occupons-nous d'abord de la feuille qui double.
Cette feuille doit nécessairement avoir, en tous sens, une dimension plus grande que celle de l'estampe, surtout si l'on veut qu'elle forme des marges. On Té tend sur une table bien nette, et on Thumccte des deux côtés à Taide d'une éponge; puis on applique sur ses bords, dans une largeur de deux ou trois centimètres, du côté qui doit former verso , une couche de colle de pâte épaisse, ou, si l'on préfère (pour ce cas seulement) , de colle gélatineuse. Il est bon, pour opérer avec régularité, de tracer
d^avance au crayon une limite que ne dépassera pas le pinceau*
Il s*agit maintenant de faire adhérer cette feuille par les bords au fond de bois (ou de fort carton ) , sur lequel on la laissera se tendre et se sécher. Au lieu de Vy poser à plat, nous rappliquerons comme une affiche sur un mur, c'est-à-dire que la planche de soutien Acra maintenue dans la position verticale contre le dossier d'une chaise ou autrement. Les cartes géographiques se collent sur toile de cette manière , et ce système , quand on a affaire à de grandes pièces , a sur le collage à plat ou horizontal un immense avantage.
Essayons donc de fixer la feuille , par les bords seulement, sans qu aucune des parties chargées de colle touche une autre place que celle même qu'elle doit occuper. Si , en effet, quand elle séchera , elle était retenue sur certains points plus ou moins rapprochés du centre, elle se déchirerait, ou, au lieu de se tendre avec régularité, contracterait des plis.
La planche, d'autre part, sera préalablement examinée avec soin. On s'assurera de sa netteté parfaite, du moins sur toute la portion où la
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fcuillfî dû doublage dovra la toucher, mais rester libre. Si elle retenait la moindre parcelle de colle desséchée, cette parcelle s^amoUirait et deviendait visqueuse au contact du papier mouillé , lequel adhérerait t cet endroit; ce qui occasionnerait un accident quelconque, et obligerait d tout recommencer.
Pour roller la feuille dans le sens vertical, h la manière d'une affiche , on la tient par les deux coins supérieurs. Si , au moment où on rapproche de la planche, elle se présente bien parallèlement f\ sa surface, les quatre côtés 8*y appliquent h la fois; mais, pour réussir plus sûrement, voici le moyen que j'indiquerai. Je suppose que ramateur possède un tableau de bois (ou dessus de table) de 1 mètre de haut sur 75 centimètres de large, formé de planches solidement assemblées et bien unies; on le dressera simplement et d Tétat libre sur une tablette fixée à un mur.
Si Texlrémilé supérieure de ce tableau reposait sur le mur, il aurait nécessairement un pou do talus , position bien moins favorable que celle vertical(^ Faites mieux : donnez-lui de rinclinaison en sens inverse; failes-le pen-
cher en avant comme on dispose un cadre placé en face d'une fenêtre. Sur le profil de votre planche, de chaque côté, vous vissez un piton, et dans les pitons vous passez une corde qui se rattache à un clou. La base de votre planche inclinée appuiera sur le bord de la tablette qui est contigu au mur. Voilà notre appareil prêt à fonctionner.
Si vous approchez le sommet de votre papier de doublage de cette surface qui penche vers TOUS, cette partie se collera tout aussitôt , tandis que le bas de la feuille restera pendant, s*éloignant peu de la ligne verticale. Alors, tout en maintenant des deux mains le bord supérieur de la feuille , vous repousserez doucement vers le mur le tableau mobile , qui s'y appliquera. La feuille suivra le mouvement et s'ajustera d'elle-même sur le fond qui lui est destiné ; vous n'aurez plus qu'à bien l'étirer en tout sens au moyen d'un tampon de linge ou d'une éponge très douce.
On pourrait aussi étaler la colle non sur les bords de la feuille , mais sur la planche contre laquelle on l'appliquera à l'état humide. A mon avis, le procédé inverse est
meilleur et plus expéditif. Quelquefois , employant un papier à doubler d*une dimension suffisante, j'en rabattais les bords sur le profil (préalablement enduit de colle) de la planchCf ou môme sur son verso. Ce système permet de fixer h plat la feuille de soutien sans crainte qu'elle ne se colle ailleurs que sur les bords. Les encadreurs tendent ainsi les estampes sur des cartons qui leur servent de soutien et restent fixés au cadre. Ce mode d*encadrement, très usité , exige . une grande habitude : les coins de Testampe, repliée au verso du carton, grimacent toujours si on ne rabat les bords avec une parfaite régularité.
Revenons à notre opération. La feuille de doublage étant bien étalée sur le fond de bois, vous la laissez là et vous mettez de la colle an verso de Tcstampe, que vous avez eu soin ds retirer d'avance de la bassine , afin qu'elle ait le temps de se ressuyer d Tair. Je suppose aussi qu'on aura tracé au crayon, sur la feuille de doublage , avant de la mouiller, la place précise où doit s'adapter le bord supérieur de l'estampe.
Grûce à ces simples précautions, on évite
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les tâtonnements. On incline de nouveau la planche que la corde retient; on saisit Festampe par le haut^ et Ton en fixe le bord supérieur sur la ligne de crayon ; on relève la planche, et toute la surface de Testampe se colle d*elle-méme.
Si Testampe avait été tirée sur un papier très fin et sans consistance , son propre poids, à Télat humide, risquerait d'en occasionner la déchirure. En ce cas, on appliquerait préalablement au recto un papier fort, également humide, qui la soutiendrait pendant le collage, et qu'on enlèverait quand ce collage serait effectué.
Le plus difficile est fait. On pose alors la planche à plat sur une table ou sur deux dossiers de chaises, et Ton remanie à son gré et Teslampe et le papier de doublage , qu'il est bon Quelquefois de recoller sur les bords, et même de consolider au moyen de bandes.
Grâce à ce procédé, quand Testampe sera sèche , les rides et les plis seront complètement effacés. Mais il y a un écueil ix éviter : les plis antérieurs au tirage de la gravure ne
doivent pas disparaître; sinon, certains points
1 6â DOUBLAGE
^>eraieDt déformés , balafrés de lacunes blanchâtres, plus hideuses que des déchirures, car les tailles ne se raccorderaient plus. Il faut, avant le contre-collage , prendre des mesures pour retenir en place ces plis malenotttreu au moyen de colle épaisse et très pure ^ et les maintenir avec des bandes fixées au verso. Ob pourrait encore retrancher au canif la partie cachée du pli et traiter la fissure qui en résulterait comme une simple déchirure (voytt p. 134). Si Ton désespérait de réussira coll8e^ ver ces plis originels, il vaudrait mieux 9 contenter du doublage sur fond libre.
L'opération terminée , on n*a plus qo^à laisser sécher le tout pendant quelques.jours. Ob évitera Faction du feu et du soleil, qui, opérant une dessiccation trop brusque, romprait lepir pier de doublage et quelquefois Testampe ellemême. A Tombre ^ au contraire , et dans une chambre sans feu, tout se passe en bon ordre. J'ai vu des planches de sapin se courber soi» cette tension , sans pourtant que le papier se déchirât. Quant aux cartons de moyenne forcei ils bombent comme le bois de Tare sous h corde.
Au bout de quatre à dix jours, suivant Tétat hygrométrique de Tatmosphère , on eoupera au eanif les bords de la feuille de doublage, . qui, détachée et chargée deTestampe, n'of* Trira nulle part ni plis« ni grimaces, ni ondula- Liens, même sur la partie excédante etformant: (Btrge, pourvu qu'on ait observé toutes les l^écauiions prescrites.
; Il est permis d'employer ce môme procédé M>ar contre-coUer une grande, estampe sur un. >apier assez fin , mais à cette condition : dès jae Topération du doublage sera achevée , au ieu de laisser le tout sécher sur la planche ;> m détachera le papier qui double, on en roi;B6ra les bords au niveau de ceux de Testam- >e^ et on mettra sous presse comme je l'indique MgeiS.
Ou doit s'abstenir de doubler une préqieuse ^lampie, en bon état du reste, dans le seul bat de lui donner des marges simulées. Ce loublage inutile lui ôterait une partie de sa valeur. Je conseille le contre-collage unique- Qoent dans le cas où il est nécessaire de soutenir et de consolider une pièce rare , qui a wibi de nombreuses réparations. Je repar-
1 M DOUBUGE
lerai des fausses marges aa chapitre suivi Je terminerai par une observation assez téressante pour les iconophiles. Le papier estampes , en séchant ( surtout quand il fixé par les bords), s*allonge presque tonjo un peu plus dans un sens que dans Tan Il conviendrait donc, quand la chose estp sible, d'employer pour les doubler un pa] d'une nature identique et de les contre-oo de telle sorte que le sens de leur plus grai élasticité coïncidât.
Notons que cette irrégularité dans la desi cation des papiers peut nuire à l'effet de c taines gravures en déformant, en faussant, proportions des lignes. Les calques sur pa| transparent des plans d'architecture sont jets à cette déformation quand on les don à Tétat humide par un procédé quelconque Je contre-collai un jour le calque du | d'un quartier de Paris. Mon dessin s'allon dans le sens horizontal à tel point qu*en pliquant le compas sur l'échelle, je ne tr vai plus de proportions entre les rues qui tendaient dans le sens de la longueur et ce qui les croisaient. Il eût fallu, avant démo
r les papiers , tracer deux échelles des mères, une dans chaque sens du papier.
On tire d'ordinaire sur papier humide les renves d'un cuivre gravé. Or, quand le panr sèche à l'air, il se retire presque toujours us en un sens , ce qui entraîne une légère formation du sujet de Festampe. Un poril est tantôt un peu plus large , tantôt un a plus allongé, sur Tépreuve que sur le cui- ». Â la rigueur, deux planches tirées sur piers qui diffèrent d'épaisseur ou d'encol- |e n^auraient pas mathématiquement les mé- )s proportions. Quand une estampe se com- 86 de deux pièces (telles sont les cartes géoaphiques), si chaque épreuve a été tirée sur t ^pier différent ou placée sous la presse m un sens opposé , il est très probable que nccovA sera imparfait. C'est le défaut de [presque toutes les anciennes gravures en ittrars pièces représentant des panoramas ^filles.
RACCORD DU HOIR D'IVRESSIOI, R — BHC0LLA6B DD PAPIBB.
Raccord du noir d^imfyression. -* l'estampe doublée est complétemenf elle offre souvent, à la suite de restai compliquées, une multitude de place ches formées par les lacunes , les tr plis , les déchirures à raccords intern les piqûres de vers, etc. En cet état, e être assimilée à un tableau rentoilé et mé de taches de mastic qui attende) disparaître la touche d*un adroit pince
KACCOBD DU IKOIR D'iMPRESSION , RTC. 407
Pour raccorder, pour remplir ces blancs, il igit de dessiner à la plume, de lutter avec la trdiesse du burin ; c*est donc une question m. Aussi nlndiquerai-^je que des moyenstificiek pour Tenir à Tappui du talent du réacteur. Une tête d'expression réclame une ■in d'artiste ; pour moi , qui le suis un peu nquement lorsqu'il s'a|;il de juger, je n'ai nais entrepris d'autres retouches que celles is lignes architecturales , des draperies , des ds à lignes droites, des hachures simples oa eisées.
Il fout d'abord s^assurer si le blanc des lames est bien de la même teinte que le reste ï Testampe. Au besoin on l'éclaircit à l'aide BU pinceau imprégné de chlore; on le re- Biiit au moyen de bistre ou de réglisse; idquefois oa ajoute, quand la teinte jau* itpe est sèche , un peu de fusin appliqué à atompe. Le papier des gravures du XVII* kde exige souvent cette addition ^ vu leur a fris. Au reste, on a dû s'arranger autant m possible pour ajuster des pièces tirées \ papier même de Tastampe , par exemple tand sa marge, d'une largeur inégale, peut^
IfjK RACCORD
Huiis iiiconvôniûiiU, fournir quelques rognures.
Ou reportera sur la lacune comblôe de Testunipo le tracé des contours et des hachures de Toriginal on s*y prenant ainsi : on calque sur papier transparent la partie manquante, d'après une autre épreuve; puis, fixant le calque sur la lacune au moyen de poida légers»
dès que la coïncidence parait établie, on glisse entre le calque et Testampe , sans rien déran- {fÇer, un papier chargé de mine de plomb, et Ton décalque tous les traits du dessin & Taide d'une pointe assez dure, puis on repasse tu noir les contours et les tailles d Taide d'une plume ou d'un pinceau. Les plumes da corbeau convenablement taillées me paraissent les plus favorables à ce travail de patience.
L'encre de Chine, vu sa propriété indélé* bile et sa teinte légèrement brillante , se raccorde assez bien avec le noir d'impreasion :
cette encre , délayée d'avance , doit n*etre ni trop fluide , ni trop épaisse ; on en charge II plume avec un pinceau. Pour les parties où papier n'est pus bien encollé, il faut remployer assez épaisse pour qu elle ne puisse ôtre absorbée , sinon les traits seraient bave-