‹ De la réparation des vieilles reliuresChapitre 24 sur 55 · RESTAURATION DES DESSINS | ETC · texte numérisé non relu

RESTAURATION DES DESSINS | ETC

a même sur la gravure un avantage : on peut, fi^n faisant agir avec énergie la potasse , Tarnmoniaque ou la benzine , le délivrer d*une ancienne tache d^huile. Les taches de cette nature disparaissent aussi sur les dessins et au* lographes tracés à Tencre ordinaire ( gallate de fer), que les alcalis n'attaquent pas.

. On croirait au premier abord qu'il n'est point possible d'employer, pour les nettoyer, les acides et les chlorures qui décomposent cette encre ; cependant, en certains cas et dans 4:8rtaines conditions, on en pourra faire usage, paisque , ainsi que nous l'avons vu au chapitre précédent, il y a moyen de rétablir le noir effiicé de l'encre à base d'oxyde de fer. Seule- BMDt, on ne saurait en enlever complètement ime tache ou une couleur ayant pour principe ce même oxyde, car du même coup on détruirait une portion des traits du dessin.

On se gardera bien d'attaquer une tache dliuile par les alcalis sur certains anciens dessins lavés au bleu de Prusse : ce bleu dispa* raltrait tout aussitôt.

Pour redresser la surface ondulée d'un dessin à la plume, on l^mouillera seulement du

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côté du verso. Au bout de quelques minutes, 1o papier sera uniformément humecté dam toute son épaisseur. On le mettra de suite en ])resse, ou on le fixera par les bords sur un carton, dont onTisolera quand il sera bien sec.

Un ancien dessin dont Tencre, appliquée depuis longtemps , est comme incorporée an papier et a perdu son brillant , peut être blanchi, désenfumij sans inconvénient, dans Teai pure; il n*aura rien à redouter d'un séjour àî quelques heures dans une bassine. Néanmoins, par prudence, dans la crainte d'en altérer le trait , on s'abstiendra de Tessuyer an recto avec un linge, pour le priver, avant si mise en presse, do Texcès d'humidité qui contient; on se bornera à poser dessus, sani appuyer, quelques feuilles de papier buvard

Gouaches , pastels . aquarelles. — La répa ration des gouaches et des pastels exige d grandes précautions. Ces deux genres de dei sins ne sauraient être trompés dans aucun ca en ])Ieino bassine; le contact de Teau en dit pcrscrait les couleurs mal fixées, et même le détruirait complètement pour peu qu'elle f( acidulée. Quand ils ont été doublés (ce qt

DES DESSmS DE TOUTES SORTES. 107

u*a eu lieu qu'avant leur exécution ) , on ne peut les dédoubler qu*au grattoir et à sec, opération fort longue. Cependant, si le papier qui leur sert de base est bien encollé , on peut re « courir au procédé indiqué page 15, avec le soin d'éviter que l'excès d'humidité de la feuill e de doublage ne forme des mouillures au recto 4a dessin*

C'est à l'aide de la colle gommeuse qu'il est permis d'appliquer des pièces aux gouaches et pastels pour en boucher les lacunes ou en rapprocher les déchirures. Lorsqu'on veut les doubler ou plutôt leur donner un papier de soutien, on se borne à les y fixer à sec et k la gomme, non en plein, mais seulement par les bords. Pour les y faire adhérer, on appuiera légèrement la lame sur le recto avec l'intermédiaire de plusieurs feuilles de papier Joseph.

J'ai réussi quelquefois à éclaircir sans inconvénient le fond de certaines aquarelles anciennes, sortes de lavis (que n'emp&taient aucunes teintes superposées), à l'aide d'un bain d'eau pure ; mais on ne peut traiter ainsi les gouaches, ni surtout les pastels, qui ont pour base un blanc très fragile. Il faut se résigner

à conserver enfamés ces sortes de dessins. On n'a pas même la faculté de recourir aux fumigations de chlore ou de gaz sulfureux : car le contact de ces gaz enlèverait , en même temps que la teinte qui jaunit le fond, toutes les oon^ leurs de nature végétale.

Les taches huileuses et autres ne peiiveftf être attaquées isolément sur les pastels ùd gouaches par les remèdes signalés que sous h condition, assurément très fâcheuse, deTefrire les points où ces remèdes auraient agi. Il vaudrait presque mieux enlever au canif la pliœ maculée, combler le vide et rétablir la portion supprimée du dessin, si Ton possède lliabileté nécessaire. Quant aux aquarelles, on parvient, en quelques cas, & les délivrer de certaines tâches isolées sans que le fond en souffre. Par exemple , sur un fond d*ocre jaune ou de bien de cobalt, on effacerait, par Tapplication d*an alcali, une tache d'huile, sans altérer ce fond. En pareille circonstance , on devra se rappeler tout ce que j'ai dit, page 42 , au sujet de Tenlèvement des taches sur un seul point.

La fragilité des dessins au pastel peut se comparer à celles des vives couleurs do papil*

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